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Tome dix-neuvième.
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Pour s’en servir , chacun des deux aidespasse une des mains du malade dans un desbouts du lien , & i! l’assujettit avec le nœudcoulant à ''endroit de la jointure du poignet;íiussi-tôt il fait passer faune bout de liendans le pie , en forme détrier. I! porte unede ses mains entre les bras & le jarret dumalade pour le lui soutenir , & de l’autremain il lui soutient le pié.

Plusieurs lithotomistes prennent pourliens des ceintures de laine en réseau , dontles couriers se serrent le ventre. On metcette ceinture en doub'e : on sait dans Panseun nœud coulant dans lequel on engage lepoig et ; les deux chefs servent à fixer lamain & le pié par différens croisés, & l'onen none les extrémités. Cette ligature mo-lette & épaisse peut être serrée assez ferme-ment , & elle ne laisse aucune impressioncomme les bandes de fil. J’en ai introduitP usage à 1 hôpital de la charité de Paris en* 75 ^.

On ne lie point les petits eníans, il suffitde les contenir de la façon ciuo le représentela fy. 4 , PI. XII.

On donne suffi le nom de liens à des ru-bans de fil larges d’un pouce ou environ ,donc on se sert pour contenir les fanonsdans l’appareil d’une fracture. Nous en avonspari èau mot FANON, terme de Chyruigie.

( r )

Lien à'assemblage , outil de Charron.^jVojez Bride.

Lien , terme de Chapelier , fe dit dubas de la forme du chapeau, ou de Pendroitdu chapeau jusqu’où iìs font descendre laficelle.

Liens , ( Charpente. ) est une piece debois qui fe met en angle fous une autrepiece pour la soutenir & Pallier avec uneautre , comme les jambes de force avec lesentraits, £rc.

Lien , ( Serrurerie .) c’est une piece qui,datlS les grilles, rampes , St autres ouvra-ges de cetté nature , lie les rouleaux ensem-ble dans les parties où ils s e touchent, &fait solidité & ornement LUX panneaux. L elien à cordon est celui au milieu du champduquel on a pratiqué l’ornement appel lé

cordon.

Le lien est fait d’une lame de fer battue ,cPailfe .d’une ligne ou deux , suivant l’eu-

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vrage.large de sept à huit ; on tourne cettelame sur un mandrin ; on laisse anx deuxbouts de quoi former des tenons quirecevront la quatrième, partie du lien , quifera percée à Ls extrémités de trous où lestenons entreront & seront rivés.

Les liens á cordons s'estampent ; ils fontde quatre pieces : on déíormeroit le cordonen les pliant, s’ils n’étoient que de deux.

Liens , ( Vitrier. ) font de petites ban-des de plomb d’une ou deux lignes de largefur une d’épaisseur , qui font foudéçs fur leplomb des panneaux , & qui fervent à atta-cher, les verges de fer pour entretenir lef-dits panneaux.

Moule à liens est un moule à deux bran-ches comme un gaussrier , qui sert à faireplusieurs liens à la fois.

L1ENNE , f. f. terme de Tisserand ; cefont les fils de la chaîne dans lesquels lacreme n'a point passé, parce qu’ils n’ontpasété levés ou baissés par les marches.

LIENTERIE , f. f. ( Médecine. ) xu-v-'típ/ct. Ce nom est composé de deux motsgrecs, híiov , qui signifie glissant, poli ;& ícTîfîv, intestin .On s’en sert pour désignerun flux de ventre alimenteux , dans lequelon rend par les selles les alimens mdigeréstels qn’on les a pris. L’éryrnologie de cenom vient de l’idée fausse qu’avoient lesanciens , regardant cette maladie commeune fuite nécessaire du poli contre naturedes intestins , ils l’appelloient lienterie ,comme s’ils eussent dit ahoth -rav íytíw ,polissure des intestins. Le symptôme prin-cipal , univoqne , nécessaire , seul diagnos-tic , est cette excrétion fréquente des ali-mens inaltérés ; à ce symptôme fe joignentquelquefois des nausées, vomissemens, pe-santeur d’estomac , ptialisme , &c. d’autresfois des douleurs , tranchées, les selles foncsanguinolentes. Aíïèz souvent la lienterieest précédée , mais rarement accompagnéede » ww/ji ifaim canine , à la fuite de la-quelle vient 1 anorexie ou défaut d’appétit,& enfin la liemerie fe déclare; h maigreur,la foiblesse , l’exsénuation ne tardent pas àgagner. Hippocrate , d’après ['observation,regarde cette maladie comme plus com-mune en automne , &: particulièrementaffectée aux adultes , Aphor. ù ej.o >lib. JIL D’autres pensent au contraire quq