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Tome dix-neuvième.
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septembre. 11 leur succédé des fruits dontle noir n’est que l’inteníìté du verd , & quimûrissent durant le plus froid de l’année.

Le lierre se trouve dans les pays les pluschauds, & on le rencontre en Lapponie. IIse multiplie aisément par ses couìans, parles marcottes & par les boutures qu’il fautfaire en avril & en juillet. On peut aussisemer ses baies au printemps dans un lieufrais & ombragé ; mais le meilleur parti estd’arracher les lierres qui grimpent contreles arbres.- ceux qu’on trouve rampans àterre font st foibles , qn’ils seroíent trqs-long-temps fans produire d’effet.

Le goût que l’on commence à prendrepour les bosquets d’arbres toujours verds ,va rendre au lierre un peu d’estime : stifeuille assez large & d’un beau verd glacé ,son feuillage riche & touftu , su r-tout lesdifférons usages auxquels il se prête , doi-vent le faire entrer dans la composition deces bosquets. Qu’on le soutienne contre unpetit appui, à la hauteur de trois ou quatrepies, ayant foin d’ôter ses coulans , il for-mera un des beaux buistons qu’on puistèvoir. Monté fur un tuteur élevé, il formeraune efpece d’arbre ; contre des cintres, ilserpentera agréablement, on en garniroitî» paroi d’un cabinet, on en couvriroitledôme des tonnelles, on en tapiíïè un mur.

Miller ayant observé que le lierre dontles feuilles ont trois lobes , tandis qu’ilrampe, prend des feuilles entieres, lorsqu’ila surmonté son appui, a cru que cette va-riation de la même plante avoir induit malà propos à en compter deux efpeces , legrand & le petit lierre ; cependant j’ai reçude Hollande le grand & le petit lierre pana-ché de blanc ; le grand est resté constam-ment pi us robuste , & a toujours quelquesfeuilles entieres ; le petit demeure grêle, Scn’a que des feuilles à lobes , d’où je conclusque ce font deux efpeces distinctes.

J’ai fait serpenter ces lierres panachéscontre le tronc d’arbres toujours verds,qu’ils décorent d’une maniera très - pitto-resque ; d y a auíli une variété panachée dejaune.

Le lierre n°. n , a été décrit par Tourne-sort qui l’a rencontré en orient,- cependantcette efpece ne se trouve sur aucun caralo-Tcme XIX.

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gue , Sc est , je crois, très - rare en France& en Angleterre.

L’efpece n°. 3 , quitte ses feuilles ; ellessont fort larges , partagées en cinq lobes, &semblables d celles de la vigne : leur verd estrougeâtre & glacé , on Rappelle vigne-vierge. Elle croît d’elle-même en Virginie;on s en sert pour tapisser des murs dans descours trop étroites ou à des expositionstrop froides pour pouvoir y élever des espa-liers. Cette plante sarmenteuse se multiplieaisément de boutures qu’on doit faire enautomne. On en formeroit des buissons& des efpeces d’arbres par des soutiens &au moyen de la tonte , & son beau feuillageles rendroit propres à orner les bosquetsd’été. ( M. le baron DE Tschoudi. )

Lierre de Bacchus , ( Botan. ) c’estle lierre à fruit jaune , ou pour parler no-blement , à fruit doré , comme Pline s’ex-piime d’après Diofcoride & Théophraste ;nos botanistes modernes l’appellent aussihedera dionyjios. Il n’est pas moins com-mun en Grece , que le lierre ordinaire Testen France ; mais les Turcs s’en fervent au-jourd’hui pour leurs cautères, taudis qu’au-trefois on l’empíoyoit aux plus nobles usa-ges. Ses feuilles, selon la remarque de Pline,sont d’un verd plus gai que celles du lierreordinaire , & ses bouquets couleur d’or,lui donnent un éclat particulier. Ses feuillescependant sont si semblables à celles dulierre commun , qu’on auroit souvent de lapeine à les distinguer , si on ne voyoit lefruit, & peut-être que ces efpeces ne diffè-rent que par la couleur de cette partie. Lespiés qui ont levé de la graine jaune de celierre, semée dans le jardin royal de Paris >étoient semblables aux piés qui levent de lagraine de notre lierre en arbre. Leurs feuil-les étoient pareillement anguleuses, cepen-dant les fruits diffèrent beaucoup. '

Ceux du lierre jaune sont, au rapport deM. souinefort qui les a vus furies lieux,de gros bouquets arrondis , de deux ou troispouces de diamètre , composés de plusieursgrains sphériques, un peu angulaires , épaisd’environ quatre lignes , & Lin p eu applatissor le devant, ou ils sont marqués d’un cer-cle duquel s’éleve une pointe haute de dé-ni i-ligne-

La peau qui est feuille morte ou couleur.

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