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te lievre de mer des anciens est donc,selon Rondelet, un poisson mou que Díos-coride a comparé â un calemar , & iEìien,à un limaçon , tiré hors de fa coquille :Pline le désigne comme une masse ou unepiece de chair fans forme. On a donné àcet animal le nom de Uevre , parcs qu'il aune couleur rouge fort obscure , qui ap-proche de celle du Uevre .Les anciens disentque le Uevre de mer est venimeux , queîorsqu’on en a mangé , on enfle , on pisteîe sang , le poumon s’ulcere , &c. Diofoo-ride donne pour remede , le lait d’âneíse ,îa décoction de mauve, &c.
La premiers espece de Uevre de mer ,selon Rondelet, est la plus venimeuse. Cetanimal a un os , comme la foche , sous ledos , & deux nageoires recourbées aux cô-tés fa queue est menue d’un côté , & reco-quillée •• il a entre la queue & le dos deuxpetites cornes, molles & charnues, commecelles des limaçons. La tête ressemble àcelle du poisson appellé marteau ; il y a deï’autre côté une ouverture qui laisse pastèrune ma fie de chair que l’animal avance &retire à son gré. La bouche est placée entreles deux côtés de la tête. Les parties inter-nes restèmblent à celles de la feche ; il aaustì une liqueur noire.
Le lievre de mer de la seconde espece nedifféré de celui de la premiers, que parl’extérieur qui est symétrique , & non pasirrégulier, comme dans la premiers espece.La bouche est placée entre deux larges ex-croissances charnues ; il n’y a point d’oscomme la feche sous le dos, mais au-de-liors ; il y a deux petites cornes molles ,plus petites & plus pointues que dans lepremier lievre de mer t le second est leplus grand.
La troisième espece de lievre de mer esttrès - différente des deux premieres ; Ron-delet ne lui a donné le même nom , qu'àcause qu’elle a la même propriété veni-meuse ; cependant c'est aussi un anima!mou , de figure très-informe. Voyei Rond.Jíijì. des poijsons , liv. X LTI.
Lievre , bec de , ( Phyjìolog. ) divi-sion difforme oe I une ou de l’autre desdeux levres. Vous en trouverez la méthodecurative au mot Bec de lievre.
Comme il y a plusieurs accidens qui dé-Totne XIX.
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pendent de la situation & de la compressiondu corps de fer,fane dans l’utérus, peut-être , dit un homme d’esprit, qu’on pour-toit expliquer celui-ci par cette cause.
II peut arriver qu’un doigt de Venfantapplique for la levre , la presse trop dans unpointicette compression en gênera les vais-seaux , & empêchera que la nourriture ysoit portée. Cette partie,trop mince & tropfoible en proportion des parties latéralesqui reçoivent tout leur accroissement , sedéchirera au moindre effort, la levre feradivisée.
II est vrai, continue-t-il, que si on nefait attention qu’à l'effort nécelîàire pourdiviser, avec quelque instrument, la levred’un enfant nouveau né, on a peine à croireque la pression d’un de ses doigts puislècauser cette division tandis qu’il est dans le! sein de sa mère j mais on est moins surprisdu phénomène , on en comprend mieux lapossibilité, quand on se rappelle qu'unesoie qui lie la branche d’un arbrisseau,deve-nant supérieure à tout l’effort de la sevé ,f empêche de croître,ou occasionne la divi-sion de l’écorce & des fibres ligneuses.
Cette supériorité de force qui se trouvedans les liquides, dont l’impulsion donnefaccroiísement aux animaux, aux végétaux ^consiste principalement dans la continuitéde son action ; mais cette action considéréedans chaque instant est si foible > que le.moindre obstacle peut la surmonter. En ap-pliquant ce principe à un enfant nouvelle-ment formé , dont les chairs n’ont presqueaucune consistance , & en qui faction desliquides est proportionnée à cette foiblesse ,l’on reconnoîtra avec combien de facilitéla levre d’un enfant peut être divisée par lacompression continuelle faite par factionde ses doigts, dont la solidité & la résis-tance surpassent de beaucoup celle de lalevre. La division de la levre supérieure estquelquefois petite , quelquefois considé-rable , quelquefois double ; & toutes ces-différences s’expliquent encore aisémentpar le même principe. Je conviens de toutcela , mais j’ajoute que cette hypothèse ,qu’on nomme principe , n’est qu’un romande fimagination , une de ces licences ingé-nieuses , de ces fictions de l’esprit humainqui , voulant touc expliquer , tout deviner ,
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