Band 
Tome Ier.
Seite
13
JPEG-Download
 

A B D

IV. ABDALLA , fils d 'Yesid, cé-lèbre jurisconsulte Musulman , vi-voic dans le vu' siécle. II étoittres - respecté : On dìspic de lui,q j 7/ éeoie pour Us hommes , ce que leSoleil est h la terre & ce que la santéest au corps. 11 avoir coutume dedire, » qu’un docteur doit toujourslaisser à ses disciples quelque pointde la Loi à éclaircir , Sc qu’ainsi ilne doit jamais rougir de dire : Je neJíais point. » Ce devroit être la de-vise de tous les docteurs.

V. ABDALLA , prêtre d’Alep ,établit dans cette ville vers la findu dernier siécle , par le conseild’un missionnaire Jésuite , nomméle Pere Satire , une espèce de reli-gieux Maronites, dont le genre devie ressemble beaucoup á celui desChartreux. Mais le repentir n’ha-bitejamais chez ces religieux .con-nus aussi fous le nom d ’Aletins,S’ils se dégoûtent de leur vocation,ils reçoivent dispense de leursvœux, & peuvent quitter le cloître,Ahialla , qui fut leur premier supé-rieur , mourut en odeur de sainteté.

ABDALLAH, fils d ’Abbas, &oncle des deux premiers califes dela maison des Abbassides, travaillaefficacement à établir fa maison surles ruines de celle des Ommiades.H affermit son neveu Aboul-Abbasdans le califat qu’il luiiavoit pro-curé. Après fa mort, il prétenditlui succéder -, il pt't les armes, &se fir-proclamer calife. Mais ayantété défait par le général qui com-mandait les troupes d ’Ahou~Giafar ,son concurrent & son neveu , ils’enfuit à Barrha Sc y resta cachépendant plusieurs mois. Abou-Gia -far , pour le faire-sortir de sa re-traite , feignit d’avoir oublié toutle passé, Sc ne souhaiter qu’uneré-conciliation avec Abdallah. Celui-ci , séduit par ses artifices, sc ren-dit â la cour du calife, où il futreçu arec les démonssratipns dp

A B D iZ

l’amitié la plus sincère. Mats peude teins après, le plancher de lachambre où Abdallah étoit,s’écrou-la touc-à-coup, & le fit-périr avecune partie de ses amis. Cet événe-ment avoir été concerté par le ca-life , qui avoir fait-disposer son ap-partement de façon , qu'au premierordre , on étoit sûr de le faire-en-foncer sans beaucoup de peine. S*mort arriva l an de J. C. 754. Sestroupes qvoient défait en bataillerangée le dernier calife des Ommia-des , Sc il avoir exercé des cruautésinouïes contre tous ceux de cettemaison qui étoient tombés entreses mains.

I. ABDALMALEK, cinquième

calife Ommiade, surnommé l’Ecor-cheur de pierre à cause de son avari*ce , commença à régner en 684. Ilfit la conquête des Indes , de laMecque, de Médine, Sc pénétra jus-qu au fond de l’Efpagne. Son ha-leine étoit, dit-on, si infecte, qu’elletuoit les mouches qui fe reposoìentfur ses lèvres. II mourut après unrègne glorieux de aï ans. Ilajou-toit beaucoup de foi aux songes 8caux prédictions. Ayant rêvé quatrefois consécutives , qu’il urinoicdans le portique sacré de la Mec-que, un devin eut le secret de trou-ver un présage heureux dans cesonge . & lui prédit qu’il auroit au-tant d’enfans califes , qu'il avoiruriné de fois ce qui ne manquapas d’arriver.

II. A B D A h M A L E K, demiesprince des Samanides , détrôné parMahmoud en 999, perdit son royau-me , la liberté 3 c la vie, comme tantd’autres princes, pour s’êtte livré àses flatteurs, & avoir fait-dépendrefa puissance de secours étrangers,en négligeant ses prop. ressources.

ABDALONYME , ou Abdolo-kyme , prince Sidonièn, fut con-traint de travailler à la terre pourgagner fa vie, quoiqu’il fût issu du