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para ensuite d’Avignon, de Vien-ne , de Lyon, & de la plus grandepartie des villes de la Bourgogne jmais il échoua devant la ville deSens. Abderame poursuivant sesconquêtes, passa en Languedoc avecun immense butin , dans 1 espéran-ce de subjuguer l’Aquitaine. Etantentré dans la Gascogne , il y mittout à feu & à sang , & n'épatgnani le sacré ni le profane. Eudes , ducd’Aquitaine, rassembla toutes lesforces pour arrêter dans fa coursece redoutable ennemi ; mais sonarmée fut taillée en piéces.Le vain-queur ayant rapidement enlevéAuch, Agen, Perigueux, Saintes,pénétra jusqu’à Bordeaux. De-là ilse répandit dans le Poitou , ren-versa régisse de S. Hilaìre de Poi-tiers , & se mit en marche versTours pour y piller le riche tré-sor de régisse de S. Martin. Eudes ,qui ne s’étoit sauvé qu’avec peinede la poursuite d 'Abderame , ras-! sembla les foibles restes de son ar-mée , & implora le secours de Char-les-Martel, Ce grand capitaine s’é-tant mis en marche avec les forcesdes trois royaumes qu’il gouver-noit, arrêta les conquêtes d’Abde-rame , & lui arracha la victoire &la vie dans une bataille fameuse ,donnée près de Poitiers en 73 a.Cette journée est l’époquede la dé-cadence des Sarrasins, 8c le termede leurs progrès en France.
II ne faut pas le confondre avecAbderame, calife de Cordoue, quien 954 envoya une armée contreGonjaièí comte de Castille, lequeltâchoit de se rendre indépendant.Cette armée fut défaite. DonSan-che roi de Léon, ayant été chasséde ses états par le vainqueur , Ab-derame lui donna en 960 un corpsde troupes pour farder à y rentrer.11 mourut l’annéed’après, 961, à 74ans, avec la réputation d’un prin-ce généreux, mais vain. 11 avoir
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pris différ’. titres, d eDcfenfeur âe luLot de Dieu, de Roi des Croyons, &C.
III. ABDERAME, se fit souve-rain de Salie dans le royaume deMaroc, après avoir fait-poignarderson neveu Amodia , qui gouvernoitcet état. 11 régna long-tems en paix,
8c sut assassiné à son tout. 11 avoirune fille dune grande beauté,ai-mée d’un jeune-homme des princi-paux de la ville, nommé ALi-Ben-Guicimin. Ce jeune-homme la con.nut par l’entremise d’un esclave.
St même de sa mere. Abderame lesçut , & résolut de s’en venger ;mais la fille & la femme qui s’endoutoient, en donnèrent avis àAli-Bcn , qui se mit en état de le pré-venir. Abderame, qui avoir les mê-mes vues, envoya prier un jour defête Ali de venir à la mosquée. Uy vint avec son ami Yahaya, au-quel il avoir fait part de son des-sein , 8c poignarda Abderame lors-qu’il faisoit son oraison près de l’Al-faqui, vers l’an 1505.
ABDERE, favori d’Hercule. LaFable raconte qu’il fut mis en piè-ces pat les jumetvs deDiomcie. At-cìde, pour en conserver la mémoi-re , jetca les fondemens d une villeprès de son tombeau, & lui donnason nom. L’air de cette ville étoiccontagieux : il menoit (dit-on) àla folie 8c à la stupidité. Cependantcette ville fut la patrie de Démo-crite , dont le rire philosophique ,excité par les sottises humaines ,n’étoit rien moins que celui d’unfou.
I. ABDIAS.le iv e des douze pe-tits Prophètes, imite 8c copie mê-me Jêremic. On ne sçait rien de sonpays , ni de ses païens. On ignoremême le tems auquel il a vécu.Quelques-uns le font contemporainà'Amos], d’Osée, d ’Isaïe : d’autrescroient qu’il a écrit depuis la ruinede Jérusalem par les Chaldéens.S» Jírúmt passe de son tombeau t