ACC
nia , comédie, 1553 , in-8’. & sesVers, Venise, 1519 &1553,furentapplaudis paries contemporains.
XV. ACCOLTI, (Benoit) chefd’une conspiration contre le papePie IV. XI avoit pour complicesPierre Àcculti , son parent, le comteAntoine de Cancffa , le cliev, Pélic-cione.Prosper d'Ettore & ThadceMan-freii , tous accablés de dettes , &d’un esprit ardent Sc inquiet, 'temotif, ou plutôt le prétexte decette conspiration , étoitque Pie IVn ctoit pas véritablement pape. 11snÊ vouloient l’assassmer. que pouren mettre un autre à fa place. Ac-c ° ti faisoit-efpérer à ses compa-gnons de grandes récompenses. IIavoit promis de donner Pavie àAntoine, Cremone à Thaiée, Aquiléen Rcliccionc , 8c un revenu de cinqmille écus à Prospcr. Leur projettranspira. Accolti , accusé d’avoirdemeuré à Genève, commença dedevenir suspect au pape, en deman-dant trop souvent audience. 11 futpris avec ses compagnons , & ils fu-rent punis de leur crime par le der-nier supplice en 1564.
ACCORDS, ( le Seigneur des )Taboukot [ Etienne ].
1 . ACCURSE, ( François) natifde Florence, & professeur en droita Boulogne. II fut surnommé Vidole
des Jurisconsultes , & ne seroit cer-tainement pas celle des bons lati-nistes de nos jours. Sa Glose conti-nue sor le Droit , écrite en stylebarbare, mais plus méthodique quecelles des gloísateurs qui avoientécrit avant lui, eut beaucoup desuccès dans un teins où il falloit peude mérite pour réuíîir. Ce commen-tateur a été ensuite commenté lui-mème. Les écrivains qui en ont par-lé , varient beaucoup fur l’époquede fa mort : les uns le faisant-mou-riren 1260, 1165 , 1279, &c. d au-tres vers 1229, à 78 ans. Cette der-nière opinion est celle qui parottla
ACE u
mieux fondée. II laissa un fils qui sedistingua dans le Droit comme sonpere, & qui le professa à Toulouse.LeS Commentaires à’Accurse sont im-primés avec le Corps du Droit , en óvol. in fol. à Lyon 1627.
II. ACCURSE, ( Marie-Ange )né à Aquila, ville du royaume deNaples, est compté parmi les cri-tiques les plus sçavans & les plusingénieux du xvi' siécle. 11 possé-doit les langues grecque , latine ,françoife, espagnole , &c. Ses Dia-tribes fur quelques Auteurs anciens& modernes, imprimées à Rome en1514, in-fal., sont un témoignagede son érudition & de son discer-nement. La république des lettreslui est redevable de VAmmien-Mar-cellin d’Ausbourg en 1 5 33 , aug-menté de cinq Uvres j & de la i"édition des Lettres de Cafsiodore. Cefçavant critique fut accusé de s’ê-tre approprié les Notes de FahrìcioVerano fur Ausonc, dans ses Diatri-be in Ausonium : livre rare, publiéà Rome en 1524 , in-fol. Mais il lejustifia de ce prétendu plagiat, com-me s'il avoit cté question de l’en^lèvement d’un trésor.
ACEMÈTES, (les Moines) Voy.Alexandre , n°. xxn.
ACEPHALES , hérétiques ainsinommés, parce que, suivant la si-gnification du mot grec , ils n'a-Voient point de Chef. Ils s’élevérencvers la fin du cinquième siécle.Voyc{ une partie de leur histoire *l’article Alamundar.
ACERBO, ( François ) né à No-céra , Jésuite & poète , publia en1666 a Naples , des Poésies intit.AE'J’o corpori j Musa Solatium. Cerecueil charma ses maladies ; c’esttoutee qu’ila produit de mieux.
ACÈSE, évêque Novatien ,sou-ll nt au concile de Nicce > que l’ondevoir exclure de la pénitence ceuxRui étoient tombés après le baptê-me. Constantin , en présence de qui