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çoise , imprimée en 4 vol. in-ir , à■Amsterdam, 1740.
. ADMÈTE , fils de Phíres , roi deThessalie,fut l'un des princesGrecst;ui s’asse«*k.'rent pour la chaisedu sanglier de Calydon. 11 eut en-core part à l’expedition des Argo-nautes. Ce fut chez ce roi qu’Apol-lon fut réduit à garder des trou-,peaux, lorsqu’il fut chaise du cielpar Jupiter. Admitt ayant vouluépouser Alce/h.ûltc de Pélias , uep.it obtenir cette princesse, qu’àcondition qu’il dormcroit au pereun char traîné par un lion & unsanglier. Apollon , pénétré de re-connoissance pour Admitt , lui en-seigna sart de réduire sous un mê-me joug deux animaux li féroces.Ce dieu obtint encore des Parques,que, lorsque ce prince touchcroit ason heure dernière, il pût éviter lamort, pourvu qu’il se trouvât quel-qu’un assez généreux pour s'y livrerà fa place. Adm'ce ayant été attaquétl’une ma ladre mortelle,& personnene s’ossrant pour lui, Alceste le litgénéreusement-, mais Admitt en futsi affligé , que Proj'trpint , touchéeîle ses larmes , voulut lui rendre fachere épouse. Pluton s’y ctant op-posé , Hercule descendit aux enfers,& en retira Alctstt. Apollon ren-dit pluíieurs autres services à Ad-mitt pendant fa retraite. Jamais prin-ce n’eíl'uya plus de traverses quelui ; mais les Dieux le protégèrenttoujours à came de fa pieté.
I. ADOLPHE, comte de Nassau,de la branche de HPisbaden , élu roides Romains le 6 Janvier 1292 , tìccouromm a Aix-la Chapelle le 2 sJuin. C'ctoit le plus illustre guer-rier de son rems , & un des pluspauvres. Albert d'Autriche , au pré-judice duquei >1 avoir été élu , luilivra bataille auprès de Spire le 2Juillet 12981 Us se joignirent aufort de la -'mêlée, 8c Albert d'Au-triche lui porta dans Fusil un coup
ADO
■ d’cpée dont il mourut. Adolphe s's-toit attiré la haine des Allemands ,6c cette haine lui fit-perdre la cou-ronne 8c la vie. Comme il étoit pau-vre , il chercha tous les moyen»d'accumuler de l’argent Sc des biens.Une injustice honteuse fut la pre-mière origine de ses malheurs 6c defa sin funeste : grand exemple pourles souverains ! Albert de Mifnie ,landgrave de Thuringe, surnomméle Dépravé , avoir trois enfans qu’ilcrut pouvoir dépouiller de sesétats. 11 avoir répudié la iprincesleson épouse, fille de l’empereur Fré-déric II, pour une maîtresse indignede lui. Ayant un bâtard de cetteconcubine , il vouloir déshériterses trois fils légitimes. L’empereursecondant ses desseins , acheta delui la Thuringe avec l'argent que leroi d’Angleterre lui avoir donnépour faire la guerre à la France. Lesprinces déshérités soutinrent leursdroits , 8c toute l'AUemagne se dé-clara pour eux contre l’empereur.Adolphe succomba , 8c par sa mortil laissa l’empire à Albert d’Autriche,son compétiteur... U avoic eu cinqfils, morts jeunes. Le 5°, Gerlac , estregardé comme la tige des (Srincesde Nassau-Ujìngen , de Sarbruck 8 Cde Veìlbourv. . On croit que ce futfous ion règne que les villes im-périales eurent part pour la pre-mière fois aux délibérations pu-bliques.
H. ADOLPHE, comte de Clives,est célèb. parl’institution de Tordredes Foux, en 1380. Trente-cinqseigneurs ou gentilshommes entrè-rent d’abord dans cette société ,q st ne paroit avoir étc formée quepour entretenir ['union entre lesnobles du pays de Clcvcs. On lesreconnoissoit à un Fou d'Argent enbroderie, qu'ils portoient fur leursmanteaux. Le dimanche après lafête de S. Michel , tous les confrè-res s'assembloient à Clives, 8t ss