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roi,fut appuyé inutilement par Joaí.II se retira au pied de l’autel, pouréchapper au ressentiment de Sa-lomon , qui lui pardonna ; maisayant aspiré une seconde fois à laroyauté, ce roi lui fir-ôter la vievers l an 1014 avant J. C.
ADONIBESEC , roi de Bcsecdans la terre de Chanaan, écoit unprince puissant 8c cruel, qui ayantvaincu soixante-8c-dix rois , leuravoir fait-couper l’extrémìté despieds 8c des mains , & leur donnoità manger fous fa table les restes dece qu’on lui fervoit. Les IsraélitesJ’ayant vaincu , lui firent le mcmetraitement vers l’an 1630 av. J. C.
ADONIS, jeune-homme extrê-mement beau, naquit de f inceste deCinyrc roi de Cypre, avec fa filleMyrrha. Vénus, qui l’aima passion-nément , eut la douleur de le voirtuer par un sanglier ; mais elle lemétamorphosa en anémone. Quel-ques auteurs ont ajouté à cette fableque Profcrpìne, touchée des plaintesde la déesse , s’engagea de le luitendre , à condition qu’il demeure-roit avec elle dans les enfers sixmois de Tannée , & les six autresavec Vénus. Celle-ci manqua bien-tôt à la convention : ce qui causaentre ces déesses une grande que-
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relie. Jupiter la termina , en ordon-nant qu 'Adonis tût libre quatre moisde l 'année, qu’iï en passât quatreavec Vénus , & le reste avec Proser-pine. Les peuples consacrèrent, pardes lamentations annuelles le jourde fa mort. Ces Fêtes prirent nais-sance en Phénicie,& passèrent dansla Grèce. On en faifoit de sembla-bles en Egypte en mémoire d'O-
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ADONISEDEC , roi de Jérusa-lem, unit ses armes à celles de qua-tre rois ses voisins 'pour combattreles Israélites. Josué leur livra ba-taille , les vainquit, & les força dese retirer dans une caverne , où ilsfurent pris & mis à mort Tan 1451avant J.C. Ce fut dans cette journéeque Dieu arrêta le Soleil à la prièrede Josuc.
I. ADORNE , ( Antoine ) d’uneancienne famille de Gênes , maisplébéienne , fut élevé à la dignitéde doge en 1383. 11 gouverna enhomme qui connoissoit le pouvoir& les devoirs de fa chargé , maisqui penchoit plus pour le peupleque pour les grands. Son adminis-tration fut orageuse. 11 fut dépos-sédé 8c rétabli trois fois de fuite.On le rappeila encore en 1394;mais ne se voyant pas assez foi t
[*] Voici ce que dit Lucien de celles de Biblos en Phénicie: «Toute„ la ville au jour marqué pour la solemnité commençoit à prendre le» deuil, 8c à donner des marques publiques de douleur & d’aslfliction.» On n’entendoit de tous côtés, que des pleurs 8c des gémissemens. Les» femmes, qui étoient les ministres de ce culte , étoient obligées de fe-, faire-rafer la tête, 8c de se battre la poitrine en courant les rues. L’im ■„ pie superstition forçoit celles qui refufoient d’assister à cette cérémonie,», á fe prostituer pendant un jour, pour employer au culte du nouveau-, Dieu Targent qu’elles gagnoier.t ì cet infâme commerce. Au dernier-> jour de ìa fête le deuil fe changeoit en joie, 8c chacun la témoìgnoit-> com-ne fi Alunit avoitété ressuscité. Cette cérémonie durcit huit jours,», 8c elle étoit célébrée en même-tems dans la basse Egypte. Alors ( ditencore Lucien qui en avoit été témoin ) " les Egyptiens exposaient fur la„ mer un panier d’osier , qui étant poussé par un vent favorable , arri-„ volt de lui-mêmc fur les côtes de Phénicie, où les femmes de Biblos,„ qui l’attendoient avec impatience, Temportoient dans la ville , 8c c’é-„ toit alors que Taffliction publique faifoit place à une joie universelle. »S. Cyrille dit qu’il y avoit dans ce petit vaisseau des lettres,par lesquel-les les Egyptiens exhortaient les Phéniciens á fe réjouir, patce qu’o*»voit retrouvé le Dieu qu’on pleurait.