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la mettoient au-dcssus de la Lune, &lui rendoient un culte particulier.
ADRETS , ^ François de Bcan-mont , baron £>ts ) d'une anciennefamille du Dauphine, esprit ardent,ne pour cire chef de parti. Aprèsavoir servi avec distinction, ii em-brassé celui des Huguenots , parressentiment contre le duc de Guis-,en 1561, U prit Valence , Vienne ,Grenoble , Lyon , tic te signala au-tant 1 par fa valeur tic par fa célérité,que par l’atrocité de ses vengean-ces. 11 fur a f égard des Catholi-ques , ce que Ncr< n a voit été a re-gard des premiers Chrétiens. 11 re-cherchent , il inventait les suppli-ces les plus bizarres, tic goíuoit labarbare satisfaction de les faire en-durer á ceux qui lomboient entreses mains. ( A V.G t. R. ) A
Mònthriíon tic a Mornas , les sol-dats qu’onfit prisonniers , surentobligés de se jetter du haut destours fur la pointe des piques deses soldats. Ayant reproché à l'unde ces malheureux de s’êrre pré-senté deux fois, fans avoir osé fairele faut : M. le Baron , lui dit le sol-dat . tout brave que voue êtes , je vousìe donne en trois. Cette réponse plai-sante lui sauva la vie... Ce monstre,voulant rendre ses enfans aiillicruels que lui, les força, dit-on, dese baigner dans le sang des Catho-liques , dont il venoit de faire unesanglante boucherie. De quelquefureur que fussent animés les gensde son parti, ils ne purent approu-ver toutes ses barbaries. L'amiralde Culïgny écrivoit , qu il fallait feservir de lui comme £ un lion furieux,& quefesservices devaient faire-pajfcrfis insolences... On donna le gou-vernement du Lyonnois a un au-tre Des Adrets piqué voulut sefaire Catholique -, mais on le fit-saisir 3 Romans, St il auro t péripar le dernier supplice, si la paixqui se fit alors ne lui eût sauvé la
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vie. H exécuta ensuite Con desseins& mourut, méprisé & abhorré desdeux partis, fan 1587. il lai u* desfils & une fil le , qui n’curent pointde postérité. César de Poussette ^ fotlgendre, fe maria en secondes noces,apuès avoir hérité de la fille du ba-ron des Adrets , la première fem-me ; fk c’est de ce second mariageque font defee '.dus les barons desAdmets , du nom de Vaufscte . Quel-que tems avant fa mort , de» Adretts’étoit rendu â Grenoble , où etoicalors le duc de Mayenne. 11 vouloitse venger des propos injurieux &menaçans que Pardaillan avoit te-nus lnr ion compte, à l’occasion del'aíTaflìnat dc son pere. ÍI répétaplusieurs lois: « Qtt'il avoit quitté sas.lìtude pour f Jire-jçavoir à ceux quiauroìent à se plaindre de lui, que sonépée tPctoit pas fi rouillée , qu 9 il nepût leur■ faire raison. » Pardaillan necrut pas devoir faire attention àcette bravade tfiin ferailleur-octo-génaire : & des Adrets s*en retourna,content de fa rodomontade.,. L’am-bafíadeur de Savoie fuyant ren-contré dans un grand chemin, seul,& n ayant qu’un bâton à la main,fut surpris de voir un vieillard ,connu par fes barbares exécutions,fe promener fans compagnon Ôcfans defenfe : 11 lui demanda deses nouvelles. "Jcn’ai rien à vousdire , ( répondit froidement desAdrets , ) fi non , que vous rapportiezà votre maître , que vaus areç trouvéle baron des Adrets <son tres-humbltserviteur , dans un grand chemin , avecun bâton blanc à la main & fans épce %& que personne ne lui dit rien. -, Sylla ,non moins cruel que lui, avoit lamême sécurité. Sa Vis a été écritepar Gui A/lard . Grenoble, 1675 »in-n. Elle est d’un style simple ,mais les faits font vrais.
L’un des fils du baron des Adrets fetrouva envelopé dans le masiacre dsla S.BarthcUmi, 11 avoit été pa^e du