76 A 0 R
auxquelles Néron ajouta qus're vil-les. Les Hébreux s’étant -irrité lavengeance des Romains , Agrippa sejoignit ii ceux-ci pour les châtier.XI reçut une blessure au siège deGarnala , il sc trouva auffi au siègemémorable de Jérusalem avec Titus,ìi mourut sous Domitien , vers í’an94 de J. C. C’est en présence de sasoeur Bérénice , avec laquelle on leíoupçonnoit d’avoir un commerceintestueux , que 5. Paul plaida sacause à Césarée. 1
111. AGRIPPA, (Mttunius) con-sul Romain vers í'an foi avantJ. C., vainquit les Sabins & les Sam-nites, 8c triompha pour la pre-mière foi s à Rome. Ce héros étoitcloquent, Sc ce fut lui que le sénatdéputa au peuple qui s'étoit retiréfur le Mont-sacré : il le gagna parl’apo’ogue desAsemirísdu corps hu-main révoltés contre l'rstomach. « Les>, Mcmbtes se plaigni ent un jour ,n qu’i! profitoit de leur travail &» qu’i! ne faisoir rien pour eux; ils» lui refusèrent leurs services.» Mais une funeste expérience lesn détrompa bientôt. Ils perdirents* leur force & tombèrent dans une» langueur mortelle. » C’étoit Li-mage d u peuple trop prévenu con-tre le sénat. 11 sentit la justesse deJVppiication : mais pour le rassurerdavantage contre les entreprises duprem.corps de l'ètat^Agrippa deman-da pour le peuple cinq magistrats ,chargés de détendre les droits &la personne de chaque citoyen. Oníir une loi qui rendit leur personnesacrée. On déclara que si quelqu’unles frappoit, il seroit maudit, 6cses biens voués au service de Cerès .Le mturtriet pouvoir être tué sansforme de justice. Les Tribuns dupeuple n’eurent aucune marque dedignité. Assis à la porte du sénat ,ils ne pouvoienr y entrer que parordre des consuls. Leur pouvoiretoit renfermé presque dms l'en-
A G R
ceinte de Rome ; il leur étoit dé-fendu de s’absenter de la ville.Mais qu’un (euh formât oppositioncontre un décret du sénat , c’enétoit assez pour l’annuller : son vetoarrêtoit tout. Auffi leur élection ,faite dix-sept ans après l’expulsiondes rois , fut l’époque de la libertédu peuple Romain , 8c de l’aggran-diitement de la nation .Agrippa ayantrendu la paix à fa patrie , mourutlorsqu’on célébroit la réunion dusénat & du peuple. Ses emplois,loin de l’enrichir , ne lui laissèrentpas dequoi'le faire-enterrer. Le peu-ple paya ses funérailles,Scfit-donnerune somme d’argent à ses enfans.
IV. AGRIPPA , ( Marcus Kipjit-nius ) d une famille obscure , par-vint , pat ses vertus civiles 6c mi-litaires , aux plus grandes dignitésde l’empire : trois fois au consulat,deux fois au tribunat avec Auguste ,6c une sois à la censure. II donnades preuves éclatantes de fa bra-voure aux fameuses journées dePhilippes 6c d’Actium , qui assurè-rent l’empire à Auguste. Ce princequi lui devoir ses succès , lui de-manda s’il devoir abdiquer le gou-vernement ? Agrippa lui réponditavec le zèle d’un républicain 5c I?franchise d’un soldat : il lui cor.se.llade rétablir la république ; mais lesavis de Mécène l’emportérent furceux de ce citoyen généreux. Au-guste , toujours plus charmé de fasincérité 8c de son attachement, lenomma son successeur dans unegrande maladie. Pour augmenterl’estime 6c l’amour qu’on avoir pourAgrippa , il l’engagea à répudier fafemme , fille de la sage Ocíavie , 6clui donna en mariage fa propre filleJulie , dont les dérèglement ne fontque trop connus. Agrippa acheta auprix de son bonheur le dangereuxhonneur d’êtrcl’époux d'une tellefemme. II en cut cinq enfans :£a-(ius-Cctfnr Si Caius-Ctefar , qui mv'.t-