116 À L D
le sénat de Bologne, par le card. deMontalte son neveu , il se trouva ála fin de ses jours réduit á une espècetl’indigence.Mais il ne faut pas croi-re , comme l’ont dit plusieurs écri-vains, que cet homme illustre soitNiort a l’hòpital. II est sans vraisem-blance que lesSouverains qui avoiêtcontribué à son entreprise , que lesénat de sa patrie , auquel il laissapar testament une immense collec-tion d'Histoire naturelle, l’aient lais-sé mourir de túm.Aidrovandus mou-rut aveugle á Bologne cn ióoj ,âgéd’environ Soans, 8tfi.it inhuméavec pompe ; ce qui détruit la tablede son extrême pauvreté. Le re-cueil de ses ouvrages á'H istoirenaturelle , est en 13 vol. in-fol. dontz pour les oiseaux , un pour les in-sectes , un pour les animaux qui n’ontpoint de sang , un pour les poisons ,trois pour les quadrupèdes , un pourles firpens , un pour les monstres^ unpour les métaux , Sc un pour les ar-l-res. II n’y a que les, 6 premiersdont il soit vrâlement auteur ; lesautres ont été faits fur son plan,St avec les matériaux qu’il avoit as-semblés , par divers sçavans pen-sionnés du sénat de Bologne. Ontrouve dans le recueil de ce Natu-raliste beaucoup de superfluités, dechoses étrangères á son objet, peude choix St de méthode; mais c’estle fumier A'Ennius : St malgré tousces défauts l’Hisioire natur. lui a lesplus grandes obligations. LzDescrip-tion de son cabinet de métaux, réunià celui de Cospéan , a été donnée enitalien à Bologne , 1677 , in-fol. IIavoit dejà paru seul, 1648, ibid. in-fol. David Keiler en publia un Abré-gé à Leipsicfc, 1701 , in-11.
I. ALEANDRE, (Jérôme) né en1480 à la Mothe , petite ville surles confins du Frioul Sc del’Istrie ,enseignoit les humanités dans un.âge où on les étudie encore , à 15ans. Les Souverains connurent ses
A L E
talens, & les récompensèrent. LouisXII l’appella en France , Sc le ticrecteur de l’univ. de Paris. Léon Xl'envoya nonce en Allemagne, oùil lìgnalafim éloquence contre Lu-ther , à la dicte de Worms eni; 19.Clément VII le fit archevêque deBrindes St nonce cn France. Fran-çois I le mena avec lui en 1315 àla bataille de Pavie, où ils furentfaits prisóniers Pun 8c l’autre.Quoi-qu ' Aléandrc eût été trouvé auprèsdu roi en habit d’évêque , fans ar-mes , fans emploi militaire , les Es-pagnols le maltraitèrent ; 8t il nerecouvra fa liberté qu’en payant unerançon considérable. II éprouva en-core les disgrâces de la fortune ,lors de la prise de Rome par lesImpériaux. A peine put-il se sau-ver dans le château Saint-Ange. IIvit, des remparts de cette forte-resse , fa maison en cendres , sesmeubles Sc ses livres abandonnésa u pillage. Dans le cours des an-nées suivantes , il défendit l’Eglileattaquée par les Luthériens d’AUe-magne. Paul lll , auquel ses servi-ces le rendirent extrêmement cher,f honora de la pourpre en 1538. IIn’en jouit que quatre ans, ctant mortà Rome le t" Févr. 1541, à óians.Le card. Sadolet , son ami, le peintcomme un homme qui avoit unegrande connoissance des langues,une science profonde des chosesecclésiastiques , Sc une expérienceconsommée dans l'arc de traiter avecles étrangers. Ajoùtons que son af-fection constante pour laFrançe ,fait l’éloge de la bonté de sopcqeur.Nous avons de lui: I. Lexicon Cne-co-iatinum , Parisiis , 1511 , in-fol-II. Grammatica Gretca , Argentante!,1517 , in-8°.
II. ALEANDRE, (Jérôme) perit-oeveu du précédent, antiquaire,poere , littérateur , jurisconsulte ,écrivit sur ces arts difterens avecun succès égal. II mourut à Rome