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ire l’emporta sur son concurrent,'le chassa de Rome, &le fie-condam-ner dans plusieurs conciles.■ 3 /i 7 rfe-brani , connu depuis fous ffe nomde Grégoire Vil , l'engagca à citer àson tribunal I'etcpercur íícnri IV ,<]ui fomentoit le schisme. Ce sucp->r les foins d ’ Hddebrand , que lepape, soutenu désarmés de la com-telìe Mathildc , se fit - rendre lesterres que les princes Normandsavoient enlevées au saint - siège.Nous avons de ce pape plusieursEpîtres , parmi lesquelles on distin-gue celle qu’il écrivit aux évêquesde France , à l’occasion des persé-cutions qn’essuyoient les Juifs.Plu-sieurs Chrétiens , indignes de cetiom, avoient alors l’étrange dévo-tion de massacrer ces malheureux ,s’imagirrant gagner la vie éternellepar ces' meurtres, Alexandre louebeaucoup les évêques François ,de nes’étre pas prêtés à ces cruau-tés, contre un peuple autrefoischéri de Dieu, li que fa justice adispersé sur la terre. II mourut le2.1 Avril 1073,
IX. ALEXANDRE III, natif deSienne, étoit cardinal, & chance-lier de l'églife Romaine. Après lamort i'Adrien IV, tous les cardi-naux , à l’exception de trois, lechoisirent ^pour lui succéder le 7Septembre 1159. Les trois cardi-naux dyfcoles nommèrent l’anti-pape Victor IV, qui eut la brutalitéd’arracher la chappe des épaules duvrai pape , pour s’en revêtir. L’em-pereur Frédéric o,uF, aíìembla
l'an 1 tsio un concibabul.-a Pavie,qui jugea en faveur de' : do .Alexan-dre III , retire à Anagni, excom-munia s empereur , th-cUra sesfiijets absous du serment .h: i.ué-lité. Quelque tpms après le pape seréfugia en France, ou 1 ctupe.curle poursuivit. Viclor étant mort en>164, Frédéric (it-sacter un autrepontife t sous le aom de PcschalIII,
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8t 1 obligea de canoniser Charlema-gne. Alexandre quittant la France ,ou il avoir été très-bien accueillipar le roi Louis le hune , passa eiìItalie , pour armer les Vénitienscontre l’empereur. Frédéric , lasséde tous ces troubles, êc obligé defuir, offrit la paixau pontife, (f r a y.sart. de Frédéric I. ) Cet accom-modement, fait à Venise le 1" Aoùc1177 , a été l’occasion de plusieurscontes fabuleux & puérils. Quel-ques auteurs débitent gravement ,par exemple , que lorsque Frédéricvint à Venise , & qu’il se prosternadevant Alexandre , ce pontife luimit le pied sur la gorge , en disantces paroles du Pscaume : Tu mar-cheras fur Vaspic & le bajilic ; —quel’empereur lui répondit t Cela estécritpourS. Pierre , & non pour vous y— que lé pape lui répliqua : Et pourS. Pierre &■ pour moi. Le silence detous les historiens contemporains ,la magnifique réception qu’on fit àFrédéric, à son entrée à Venise -, lafierté de ce prince , qui n’auroitpas laissé impuni un tel outrage ;le caractère de modestie que le papeavoit soutenu jusques là; tout sertà réfuter cette ridicule fable. “Elle» est , dit Maimbourg , mêlée de» tant de sots contes , (comme en->> tr’autres , que le pape , de peur» de tomber entre les mains de» Frédéric , te travestit en cuissiec>> pour aller à Venise , ;où il- tic le>> jardinier dans un monastère , )" qu’ells ne mérite pas-du touc" qu’on se donne la peine de lan réfuter. Et certes il n’y a rien qui» soit plus éloigné que cela de i'hu-11 meur & du génie du pape Aicxs» dre , qui nu tant de bonté , que,» bien loin d’insuìter au pauvreu antipape Caíixte , il le reçut àu bras ouverts , & voulut même>’ qu’il eùt l’honneur de manger àu fa table. „ Caltxtt III , successeurde 1 antipape Fa/chaiIII, abjura-la
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