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Tome Ier.
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XII. ALEXIS , (leFaux) impos-teur célébré, qui voulut se faire-passer en 1191 , sous Isaac Lange ,empereur d’Orient , pour Alexis ,fils de l'empereur Manuel Comn'ene.Sa figure 8c ses cheveux ressem-bloienr en effet beaucoup à ceux<le ce prince , Sc il bégayoit com-me lui. A la faveur de cette res-semblance , il passe en Asie, en im-pose au peuple des environs duMéandre, & va représenter au sul-tan de Cogny , qu’ayant été amide l’empereur Manuel , il devoirvenger les injustices que l’on fai-íoit à son fils , seul héritier légi-time de la couronne. Le sultans in-forma de l’ambaû'adeur de Cons-tantinople, si ce jeune-homme étoitréellement fils de Manuel ? L’am-bassadeur répondit, » qu’il étoit pu-„ blic qu’A/exis , fils unique de„ Manuel , s’étoit noyé avant la» mort de son pere , & que celui» qui en prenoit le nom , étoit» un imposteur. » Malgré ce té-moignage, le sultan lui permit delever des troupes dans ses états ,fans néanmoins s’engager de le dé-fendre. En peu de t «ms le fauxAlexis se vit à la tète de huit millehommes. 11 prit plusieurs villes àcomposition , il entra dans quel-ques autres par force , & répan-dit au loin la terreur par les rava-ges & les violences qu’il exerça.Alexis frété de l’empereur, qui mon-ta depuis fur le trône, ne jugea pasà-propos d’cn venir aux mains aveclui ; il se contenta de retenir dansl’obéilfance ceux qui ne s’en étoientpas encore écartés. Mais un prêtred’A fie , indigné contre ce rebellequi pilloit toutes les églises ,en dé-livra bientôt l'empite. II attenditle faux Alexis au sortir d’un grandrepas, où il avoir pris du vin avecexcès, se saisit de son épée , & lalui plongea dans le ccclir.

A L F

AL-FARABI, philosophe Mu-sulman , dux” siécle , étoit un gé-nie heureux, & l’on de ces hom-mes universels , qui pénètrent danstoutes les sciences avec une égalefacilité. 11 ne s’en étoit pas tenuà l’explication des rêveries de l’Al-coran ; il avoir encore approfondides arts plus utiles & plus intéres-sant. L’aventure qui lui arriva à lacour de SeifedA^ileeS ultan de Syrie,faiteonnoître les talens singuliers dece philosophe. II revenoit du pè-lerinage de la Mecque , lorsqu’ilpassa par la Syrie : le sultan étoitalors environné de sçavans , quis'étoient rendus dans son palais p rconférer fur les sciences. On ou-vrit la conférence. Notre philoso-phe y disputa d’une maniéré si élo-quente 8cfì forte, qu’il réduisit tousles docteurs au silence. Le sultan,pour recréer rassemblée , fit-venirdes musiciens; alors Al-farabi se joi-gnit a eux , 8c pinça le luth avectant de délicatesse , qu’il attira surlui les yeux & l’admiration de tousceux qui étoient présens. Le sul-tan l'ayant prié de donner quelquechose de sa composition , il tira desa poche une piéce enjouée , la fit-chanter, 8: raccompagna avec tantde force & de vivacité , qu’il fit-rire à l’excès tous les assistans : ilen produisit une autre , si tendre 8csi touchante, qu’il les émut jusqu’auxlarmes ; 8t finit par une troisième,qui parvint à les endormir tous.Cette variété de talens porta le sul-tan à l’ëgager de rester auprès de lui ;mais A-l-farabi s’en excusa , partit,8c fut tué par des voleurs dans unbois de la Syrie , l’an 954 de J. C.Ce philosophe avoit composé desOuvrages sur toutes les sciences ; ilsse trouvent, dit-on, en grande par-tie dans la biblioth. de Leyde.

AL - FARGAN, ( Ahmed F.bnCothair Al-Farganensis ou Al-fra-ganiu.s ) astronome Arabe, siorissorc