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Vaquer à tout, aux affaires , à l’étu-de 6c à la prière. 11 divisa les 14 heu-res du jour en rrois parties égales :l’une pour les exercices de piété;l’autre pour le sommeil, la lecture& la récréation ; & la troisième pourles soins de son royaume. Commeil n’y avoir point encore d’horlo-ges, il sit-faire six cierges qui brù-loient chacun quatre heures ,8c seschapelains Tavertiffoiét tour á-tour,loríqu’il y en avoir un de consu-mé. Ce grand roi mourut le z8 Oc-tobre 900 , regretté comme un pere& comme un héros par son peuple ,dont il avoit été le légisiiteur & ledéfenseur. Jamais prince n’eut plus«faisabilité pour ses sujets , & plusde valeur contre leurs ennemis.L’Angleterre , avant lui sauvage& agitée de troubles continuels ,devint un séjour de paix & de jus-tice. On dit mcme que la sûreté pu-blique y étoit si grande , qu’ayancsuspendu des brasi’elets d'or fur unchemin public, pour éprouver lespassans , personne n'y toucha.
ALGARDl, ( Alexandre )sculpste»r & architecte Bolonois , eutLouis Carache pour maître, & fut amidu Dominiquin , qui le produisit àRome , où il mourut en 1654. L’é-glise de S.Pierre du Vatican conser-ve de lui un bas-relief très-estimé ,représentant S. Léon qui vient au-devant à’Attila. On voit encore delui à Bologne un excellent grouppede la décollation de S. Paul.
ALGAROTTI, ( François ) vitle jonr à Venise d'un riche négo-ciant en 1712. Après avoir faitses premières études à Rome 8c dansfa patrie , il fut envoyé par ses pa-reras à Bologne , où il étudia pen-dant six ans, fous les meilleurs maî-tres de cette université, la philoso-phie , la géométrie . I astronomie ,la physique expérimentale , & l’a-natomie. II voyagea de bonne heu-t*i autant par curiosité, que par lc
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désir de perfectionner ses talens. 11etoit encore fort jeune lorsqu’il vinten 1733 à Paris , où il composa enitalien la plus grande partie de sonNewtonianijnu pour Us Dames. Cetouvrage, traduit en françois par duPerron dc Caftera , n’a pas eu autantde succès que la Pluralité des Mon-des de Fontcnellc. Dans l’un & dan*l’autre ouvrage, la raison se montreavec les grâces de l'esprit-, mais elleprend aussi quelquefois la parured'une coquette. Les agrémens daFauteur Italien plurent moins queceux du philosophe François, par-ce qu’il y avoit moins de finesse 8tde délicatesse: d’ailleursles agréa-bles fictions de Defcartes protêt plu* ,à ('imagination , que las vérités sè-ches de Newton , qui ne demandentque du calcul. Le jeune philosophe,après avoir lait un séjour assez longen France , passa en Angleterre , 8cde-Ia en Allemagne.Les rois-de Prus-se & de Pologne cherchèrent à sarattacher par des honneurs 8c de*bienfaits. Frédéric le fit chevalierde Tordre du Mérite , lui donna letitre de comte , 8t le nomma sonchambellan. Le roi de Pologne .au-près duquel il s'étoit fixé , ['honoradu titre de conseiller intime pourles affaires de la guerre. Ayant quit-té la cour d»ce prince , pour revoirfa patrie, la mort vint le frapper àPise,le 13 Mai 1764. 11 la reçutavec courage ,8c il s'érigea un mau-solée plutôt par goût pour le*beaux-arts , que par la manie d'il-lustrer fa mémoire. 11 dicta lui-mê 'me son épitaphe : Hie jactt Alga-110 TUS ,fed non omnis. C’étoit Uttdes plus grand connoisseurs de l’Eu-rope, en peinture, en sculpture, enarchitecture. II a beaucoup contri-bué à corriger l’Opéra italien. Ona de lui des vers dans cette langue,p!cins|d’images 8c de sentiment... L«recueil de ses ouvrages a été publiéen italien sous ce titre: dunes du