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Tome Ier.
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A L ï

Tionct\ Parut de Jd mort , ajtn que jepnìJJ'e U citer au tribunal de Dieu .On ignora long-tems lc lieu où ilavoit été d'abord inhumé ; ce nefut que fous le calife Abafjides quec e íecretfut découvert. Les écri-vains Arabes ont fait á'Jli le por-trait le plus brillant. Quoiqu’il eûtl’esprit orné , il étoit d’une créduli-té imbécille, Scia force des préjugéslui rendit toutes ses connoiffancesmutiles, bon désintéressement dé-généra en prodigalité ; il n'estimoitles richesses que pour les distribueraux malheureux. Tant que Fatime ,fille chérie du prophète Mahomet ,vecut, il n’eut point d'autres fem-mes. Elle lui donna trois fils. Aprèsia mort il usa du privilège de la po-lygamie,& eut de ses différons ma-riages 15 fils Sc 18 filles. Ee respectqu’inspire sa mémoire est pouffé jus-qu'à 1 idolâtrie. Quoique son tom-beau , près de Cuffa , atteste qu'il aété sujet i la mort, ses partisans su-perstitieux sont persuadés qu’il n’apas subi la commune loi. 11s publientqu’il reparoîtra bientôt fur la ter-re, accompagné d ’Elie , pour faire-régnerla justice & extirper les vi-ces. Les plus outrés de fes adora-teurs font les Galaites,qui l'élevantau-dessus de la condition humaine ,assurent qu’il participe à f essencedivine. Le Juif Abdalla , déserteurde la foi de ses peres, fut le fonda-teur de cette secte extravagante. IIn'abordoit jamais Ali fans lui dire ,Tuíscelvi qui ít7-;c’est-á-d. Tucs Dieu... Les Persans fuivenr Ali ,en maudissant Abubeker , Omar Hles autres interprètes de l’Alcoran.

ALI- 3 ASSA, l’undes plusgrands capitaines de lempite Ot-toman , se distingua tellement dansla guerre de Perle , que l’empcreurAmurat IV lui donna une de fessoeurs en mariage. H mourut en1665 , à 70 ans.

ALl-BEG. Voy. Hali-síq.

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ALIBRAI, k Délierai.ALIGRE , ( Etienne d’) chance-lier de France, naquit à Chartresd une ancienne famille , dont étoitle baron de U Broffe , son grand-onde , qui fervoit sous François 1á la bataille de Pavie. Son méritelui ayant procuré les places d'in-tendant de Charles tk<t Bourbon^ com-te de Suijfons , &de tuteur du com-te son fils , il obtint , par la pro-tection de ce seigneur , l’entrée auconseil. Son caractère complaisant,son application & sa probité le si-rent-aimer & estimer. Le marquisde fa Vieuville , alors ministre d’é-tat, lui procura les sceaux en Jan-vier 1614, St le titre de chance-lier à la fin de la même année. Aprèsla mort de Sìllery , d’Aligre vivoizdans une cour orageuse. II perditles sceaux en 1616. Cette disgrâcevint, dit-on, de ceque Gaston i'Or-léans lui ayant demandé d’nn toncolère & menaçant , qui avoiteon-seillé il’emprisonnement du maré-chal d ’Ornano, son gouverneur Scson ami ? le magistrat épouvanté luirépondit, >■ qu’il n’en fçavoit rien,,, & qu il n’étoit pas au conseil lors-„ qu'o n en avoir parlé, n Cette ré-ponse pulillanime pour un chance-lier, qui eût dû , comme chef duconseil, dire au duc avec fermeté ,que le roi avoit fait cet acte d’au-torité pour de très-bonnes raisons ,piqua beaucoup le cardinal de lli-chtlieu. D ’Alìore fut obligé de fe re-tirer dans la terre de la Rivière auPerche , où il finit fes jours le 11Décembre 1635 , à 76 ans... Sonfils, Etienne d’Aughe, fit la mêmefortune que lui, Sc n’eprouva pasles mêmes revers. 11 devint con-seiller au grand-conseil, intendantde justice en Languedoc Sc en Nor-mandie , ambassadeur a Venise , di-recteur des finances , doyen desconseillers d’état, íarde-des-sceauxen 1671,6c chancelier 1 ans âpres.