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ter son hermitage.il prit le nom deFélix V > Un sacrifice qui lui coûtaautant que celui de sa retraite , futde se laiffer couper la barbe, quiétoir d’une lógueur extraordinaire.Après la mort d ‘Eugène, Nicolas yayant été élu , Félix abdiqua la tia-re en 1449 , par esprit de paix , 8cse contenta du chapeau de cardinal.Ilmourutquelque tems après à Ge-nève le 7 Janvier 1451, âgé de 69ans , en philosophe Chrétien , quis'étoit sacrifié a la tranquillité del’Eglise. On ne sçait trop pourquoiun historien moderne a dit de lui :Qjie cctuit un homme bigarre, qui ayantrenoncé à son duché de Savoie pour lavie molle d'N ermite , quitta ensuite saretraite de Ripaille pour être Pape, 11est constant qu’il ne le fut que mal-gré lui, 8c sa demisiion le prouveassez.
IV. AMÉDÉEIX, né à Thononen 1435, succéda à Louis duc de Sa-voie en 1465. II joignit la valeurd’un héros à toutes les vertus d’unChrétien. Ses ennemis Féprouvérecplus d’une fois ; mais il usoit géné-reusement de la victoire. II chéris-soit les pauvres comme ses ensans.On lui dit un jour que ses aumônesépuisoient ses finances. Eh bien, dìt-il, voici le collier de mon ordre : qu onle vende, & qù on foulage mon peuple.,,Amédée mourut saintement en 1472,emportant les regrets de son peuple& de ses voisins. 11 avoir épousé Yo-lande de France,qui le seconda danstoutes ses bonnes oeuvres. Les ver-tus de ce prince lui ont mérité letitre de Bienheureux. '
AMELOT de i.a Houssaye ,( Abrahann-Nicolas ) né à Orléansen 1634 , 8c mort à Paris en 1706 ,d;ns un état peu au-deffus de l’in-digence. C’étoitun esprit dur & unhomme austère. 11 est connu par sontalent pour la politique. 11 s’étoitformé sous le président de St-André,ambassadeur à Venise, qui le prit
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pour son secrétaire. Nous avons delui plusieurs ouvrages, parmi les-quels on distingue : I. Sa Traductiondel ’Histoire du Concile de Trente, parFra-Paolo , 1686 , in-4° ; assezef-timée avant que celle de le Couraycrparût. Cette version lui fit des en-nemis dangereux , qui répandirentdes calomnies, répétées par Fauteurdu Dictionnaire desLivies Jansénistes .II. Celle du Prince, de Machiavel,en 2 vol. in-12. II s’efforced’y jus-tifier cet écrivain des reproches me >rités qu’on lui a faits , d’avoir don-né des leçons d’affdlsinat 8c d’empoi-sonnement. 111. La Version de l’JA m-me de Cour , de Balth. Gratian , itr-ia., avec des remarques morales 8cpolitiques. IV. Celle des Annales deTacite, en 4 vol. in-ta., sèche 8cplate ; mais estimée à cause des no.tês politiques dans lesquelles il anoyc son auteur. Fr, Bruys y ajou-ta 6 vol., très inférieurs aux pre-miers. V. U Histoire du gouvernementde Venise, 3 vol.in n, 1714,avecl’Examen de la liberté originelle deVenise, traduit de l’italien. CetteHistoire dépl"t au sénat, qui s’enplaignit à la cour de France ton ditque Fauteur fut enfermé ù la Bas-tille. Son livre neméritoit pas fairetant de bruit ; mais on n'avoir alorsrien de mieux. 11 est plein d’inexac-titudes 8c d’erreurs historiques. Sesjugemens sont en général peu ré-fléchis ; 3c faute d’avoir approfondile véritable mécanisme de certai-nes institutions politiques, il s’estmépris souvent sur leur effet. {Voy.LauGIEK,)VI. La Morale de Tacite,extraite de ses Annales, in-12. Cesouvrages sont encore recherchésaujourd’hui. Amelotavoit beaucoupmédite fur cet écrivain ; mais si cet-te étude approfondie forma son gé-nie a la politique, elle ne contribuapas à rendre son style plus coulant.VII. Un Factum servant de réponseau livre intitulé ; Prac'es fait au*