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íétablir sa réputation, on peut croi-re que les vices d‘ Anaclet ont étéexagérés par ceux qui étoient indi-gnes qu’il disputât la chaire à sonlégitimé possesseur. Au reste Vol-taire n'appelie Anaclet que le papeJuif. C’est une mauvaise plaisante-rie , puisque Pierre',de Léon n’étoitpoint pape , mais antipape , & qu’ilne fut jamais Juif.
ANACRÉON, naquit à Théos enIonie , vers l’an 531 avant J. C.Polycrate, tyran de Samos, l’ap-pella à fa cour, & trouva est luiun homme aimable & un hommeutile. Anacrcon fut de ses p’ailirs& de son conseil. Hipparque , fils dePisi/lrate, le fit-venir à Athènes ,fur un vaisseau de 50 rames qu’illui envoya. Anaqrion partagea son*ems entre l’amour & le vin, &thanta P un & l’autre. 11 coula favie dans une moleste voluptueuse.Un présent de quatre talens , qu’ilreçut-du même Polycrate , l'ayantempêché de dormir- pendant deuxnuits il renvoya ce trésor, 8c fit-dire a son bienfaiteur , que quelqueconsidérable que (ùt la somme, lesommeil valoir encore mieux. Lesplaisirs le suivirent jusqu’á l’âgede 85 ans. On ditqu’un pépin deraisin s’atrêta á son gosier, 6c luidonna la mort. Nous n’avons pastous les ouvrages de cet aimablepoète. Ce qui nous reste a été pu-blié par Henri Etienne, qui, en fai-iant le premier ce présent au pu-blic, y joignit une version latinedigne dePoriginal. Les Poésies d ’A-nacréon semblent avoir été diéìeespar les Amours Sc les Grâces. L’an-tiquité, 8c même notre siécle , o’ontpoint fourni d’auteUr , qui ait puégaler ce style délicat & facile ,cette mollesse élégante , & cettenégligence heureuse qui fait sonMraéfére. La France n’a eu quej* Fontaine à lui comparer. Ce quedet écrivain en a traduit , a paru
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au public , tel qu’^nucrí'on l’auroitfait lui-même , s’il avoir écrit entrançois* Mais on ne parle plus desverhons de Mad* D acier en prose,m de celles eu vers , de Bell eau. déLongepterre de la PoJse.de Gacon.Corneille de Paw , dans pé ditiostqu’il donna en 1732 , des
Qíuvres d'Anacréon . prétend quéles Poésies que nous avons sousson nom , font un recueil de piècesde différens poètes de l’antiquiié»,11 a entassé beaucoup d'éruditionpour prouver ce paradoxe ; maisil né faut qu’une simple réflexionfur ['uniformité du style des Œu-vres d'Anacréon, pour le détruireentièrement. Les éditions les plusestimées de ce poète, font celles deJosuc Bornes, à Cambridge Ï7ÓJ,in-12..Londres 1706, in-8°.UtrèchéI732, m-4°. Voy. LongEtierrè.
ANAFESTE ( Paul-Luc) P07-;Paoluccio.
ANA 1 TIS, Divinité adorée au-trefois par les Lydiens , par lesArméniens îc par les Perses. Lareligion dé ces peuples , sur-tourdans la contrée voisine de la Scy»thie , les obligeoit dejne rien en-treprendre que fous les auspicesá'Anaitis. On saisine les assembléesimportantes dans son temple. Lesplus belles fil les étoient consacréesà cette divinité , & abandonnoientleur honneur à ceux qui venoientlui offrir des sacrifices. Elles pré-tendoient. , par cette prostitution jdevenir plus nobles & pliis dignesd être mariées. F.n effet , plus cesfilles à voient fait-paroître de lu-bricité , plus estes étoient recher-chées , dit-on, par les jeunes-gensqui vouloiem se marier.
I. ANANIAS ou Siqrach, l’un,des trois jeunes Hébreux qui furentcondamnés aux flammes , pour n’a-voir pas voulu adorer la statue daNabuchodonofor, mais ils n’y périrentpoint. Dieu les tira miraculeuse-^
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