AND
sefeire-aimer de sa femme. Ce princevouloir être maître Jeanne pré-tendoit qu’il fût seulement le maride la reine, sans p rends e la qualitéde roi. Un frere Robert, Francis-cain , qui vouioit faîte - tombertoutes les dignités tle.l'ètat furiesHongrois, ne contribua pas peu àentretenir la désunion. 11 gouver-noit André ; Jeanne étoìt conseilléede son côté par la fameuse Cata-noìse , ( Voye\ Cabane. ) de lavan-dière , devenue gouvernante desprincesses. Cette femmç jalouse ducrédit de frere Hubert , & connois-sant 1 aversion de Jeanne pour sonépoux.prit la résolution,de le faire-étrangler. Louis, prince eje Tarcnte,amant de Jeanne (ssi>y. v. Jeanne ),d’autres princes du .sang , les par-tisans de la reine; à., selon quel-ques-uns , la reine .elle-même ,eurent part à cè meurtri , exécutéen 1^4^. André n’avoít encore que19 ans.
VI. ANDRÉ de Pise [AndréadaPifa) sculpteur & architecte , natifdePise, comme son surnom le dé-signe, en 12,70; fut employé à laconstruction de divers édifices parles Florentins, dont ses talens lefirent tellement chérir , qu ils luiaccordèrent le droit de bourgeoisiefit f admirent aux charges de la ré-publique. On prétend que Tarsenalde Venise fut bâti sur ses. dessins. IImanioit aussi le pinceau , étoit bonpoète , & excellent musicien. 11mourut à Florence, âgé de 60 ans.
VII. ANDRÉ, (Jean) né àMugello près de Florence , profes-seur de droit à Bologne, mourut dela peste dans cette ville en 1348.On a de lui des Commentaires furles Clémentines , 1471, m fol. à Ma-yence & Lyon, 1575 ; fur les sixlivres des Décrétâtes Mayence 1455in-folio , 8c Venise 15S1 in-fol, IIprofessa pendant 45 ans le droit-ca-non à Pis» , àPadope, 8c sur-tout á
AND 107
Bologne. 11 eut de son mariage deuxfilles. L’ainée appellée Nuvelia , fiemariée à Jean Calderin , étoit fi bieninstruite dans le droit , que , lorsqueson pere étoit occupé, elle donnoitles leçons à fa places mais elle avoir,dit-on. la précaution de tirer un ri-deau devant elle, de peur que sxbeaute ne donnât des distractionsaux écoliers. C’est en ion honneurque J. André intitula son Commentairesur les Décrétâtes, iVé
VIII. ANDRÉ, (Jean ) fut secré-taire de la Bibliothèque du Vatican,sous Paul llti Sixte JV. Le prenvecle chargea de veiller aux éditionsqui se feroient sous Cunrard Swegn-heym & Arnoul Pannarn , qui ve-noient d’appctrtcr à Rome la nou-velle invention de l’Imprimei ie. IIrevoyoit les manuscrits, compostaitles épîtres dédicatoires Sc les pré-faces, ficcorrigeoir même les épreu-ves, Le cardinal de )Cusa, son an-cien condisciple , lui fit-dontier l’é«vêché. d'Accia dans Piste de Corse ;Çc le pape P.aul H le nomma ensuiteà celui d’Aleria dans la même iste,où il mourut en 1493. On a delui plusieurs éditions délivrés an-ciens , de Tite-Live , d 'Autn- Gciie ,1469 , Rome, in-fol. ; des Epîtresde S. Cyprien des Herodoti Histo-riai , 1473; dxs Œuvres de St. Léon■de Strabon , Venise , 1472,in-fol.
11 a fait aussi quelques ouvrages dejurisprudence.
IX. ANDRÉ díl Sarto, naquità Florence en 1483, d’un tailleurd’habits. François f, fous le règneduquel il vint en France, voulut ar-rêter ce peintre ,qu’il visttoit sou-vent dans son attester; mais fa fem-me le rappelloiten Italie. François /lui rit promettre de revenir avec fafamil e , lui donna de l’argent pouracheter des tableaux ; mais Andrél’ayit dissipé, n’osa plus reparaître.On loue son coloris , les agrémensde les têtes, lq correction de son