A N T
son autre neveu ; mais fa tenta-tive fut vaine. Mathackias & JudasMtuhabce dérirent ses armées ;lui-même fut mis en déroute dans l'E-lymatde, pays renommé pour larichesse de ses temples, où l’avoitattiré 1 ardeur effrénée du pillage.Au retour de cette expédition ,où il ne recueillit que de la con-fusion, il tomba de fou chariot ,fe meurtrit tout le corps , fut frap-pé d’une plaie horrible, & mou-rut dans les douleurs les plus ai-guës & dans les crises du plus vio-lent désespoir , l’an 164 avant J. C.à Tables Ville de Perse . aujour-d’hui Sara. Ou yoyoit souvent ceroi,confondu dans les aucliers avecdes artisans, ou dans les tavernesavec des débauchés. Polybe dit qu ilfaifoit les plus folles profusions defks trésors , lorsqu'il étoirivre, Sc*1 l’étoit souvent. Alors , il fe plai-sait à répandre dans les rues desfa es d’argem, en disant que c’etoitpour ceux qui auroient le bonheurd’y palier après lui. Quelquefois*1 fe promenoir, une couronne defleurs fur la tête , & vêtu d’unerobe de drap d’or , dans le pan delaquelle il mettoit des pierres ,qu’il jettoit à tous ceux qu'il ren-contre! t. Un de f es grands plai-flrs étoit d’aller aux bains publicsavec la populace , & de s’y faire-paríumer d’effences les plus pré-cieuses ; ce que voyant un jourl *n homme du peuple : Ah ! Sei-gn:;:r , s’écria-t-il, que vous tus heu -reux de pouvoir répandre fur vousune odeur Js agréable /-- Pu vas l être, lui répondit le roi ; St enmême tems il ordonna de lui ver-ser un grand vase de cette essencefur la tète St fur les épaulés, defaçon qu’il en étoit tout couvert.L’odeur de ce parfum étoit telle ,que s’etant répandue dans le voisi-nage , elleattira aux bains une foutecurieux, qui virent avec furpri-
A NT _ '13.5
fel'état de langueur où étoit réduit
ce malheureux. Plusieurs personness en trou vérent mal, & cette plaisan-terie faillit coûter la vie auroilui-■meme.-'dtii/ocftua, après des jeux pu-blics qu il avoir donnés à Antioche,invita tous les Grecs qui y assistèrenta un grand festin,où il s'avifa de dan-ser avec des mimes & des bouffons,d'une maniéré si licentieufe 8t st im-pudente , que tout le monde dé-tournoic les yeux p' nejle pointvoir.Cependant ce prince dans fa jeunes-se, étant en otage à Rome, s'y com-porta avec decence 8caveo fageffe.Ce ne fut qu’après être monté fur letrône qu’il déshonora la royautépar toutes sortes d’infamies. Lescourtisanes furent ses ministres,u Ce prince , ( dit M. Turpin, ) fut„ un assemblage de grandeur Sc de» faiblesse , de vices & de vertus. 11„ se montra toujours te! qu’il étoit,
» fans fe donner la moindre peine» pour mettre un frein à ses pallions.„ Presque toutes les villes de ía do-
mination éprouvèrent ses bienfaits ;
» plusieurs furent embellies de cir-» nues & de théâtres & d’autres édi-» nces publics. II enrichit les tem-» pies de (es affrandes.il étale!t dans» les jeux publics une magnificence,» vraiement royale. Mais son into-„ lérance cruelle contre ceux qui n’é-» toient pas de fa religion , le fit-dé->» tester, autant que les scènes d’in->, tempérance & d’ivrognerie qu’il„ donna plusieurs fois, le firent-mé-„ priser. »
V. ANTIOCHUS V.Eupator,succéda , à l’àge de neuf ans ,à son ‘pere Antiochus Epiphanes , l’an 164avant J. C. 11 entra en Judée, par leconseil de Lyfias son général, avecune armée de 100 mille hommes depied, 20 mille chevaux, 32. élé-phans Sc 300 chariots de guerre ;délit/«das Machahée , qui ne cédaqu’après la plus brave résistance,
& vint former le siège du templede Jérusalem. Mais ayant apprisque fa capitale avoit été prise par