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Tome Ier.
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bateleurs, qu'il récompensolt avecmagnificence , parce qu’ils le ii-roient de l'assoupissement où leplongeoienc ses excès. Son goûtpour faire - danser les marionnet-tes , lui fir-fjire plusieurs décou-vertes dans les méchaniques. IItrouva le secret de faire des oi-seaux artificiels , qui, par des res-sorts ingénieux , pianotent au mi-lieu des airs. Tandis qu’oubiiantle foin du trône , il se livrOn àdes occupations indécentes & fu-tiles , son neveu Seleucus , qui re-gnoit dans la partie de la Syrie dontil avoir hérite de son pete , ne vitdans PhilJpator, qu’un concurrent■efféminé & qu’un usurpateur deses dépouilles. II rassembla tou-tes ses forces , Sc lui livra , l’an 94avant J. C., une bataille qui dé-cida du destin de la Syrie : Philu-yator , entraîné par son cheval in-docile 8c fougueux , fut précipitéau milieu des escadrons- ennemis ,où se trouvant fans défense, il ai-ma mieux se donner la mort, qued’être redevable de la vie à son-vainqueur. Ce prince passionné pourla chasse & pour d'autres amufe-mens qui aviliffoient fa dignité ,ne fut pas absolument sons tàlens.Méchanicien ingénieux ,il inventaplusieurs machines de guerre,qui-furent perfectionnées dans les sié-cles fuivans. La religion , dont lesprinces doivent donner l’exem-ple, ne lui parut qu’un frein in-venté pour contenir le vulgaire ;fans respect pour les Dieux , il fit-cnlever du temple la statue massivede Jupiter, haute de iç coudées, & ileut l’adrefl'e d’en substituer une au-.tte d’une matière vils & grossière,•qu'ileut soin de revêtir d une feuil-le d'or. Elleétoit fì semblable à lapremière, que personne ne s’apper-çut de son sacrilège. Depuis le règnede ce prince, la Syrie occupa peuJ« historiens , & ils n’ont rien dit

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d’intéressant fur ses derniers rois.

X. ANslOCHUS o .vsca <iS,'philosophe Stoïcien, sot disciplede Carnéade & maître de Cicéron. Lu-cullus l'attira á Rome & lui donnason amitié. .. 11 ne faut pas le con-fondre avec un autre AHTIOCHVS ,philosophe Cynique > qui reçut degrands bienfaits des empereurs Sé-vère & Caraca.Ua.

XI. ANTIOCHUS, abbé de 5 .Sabas, au commencement du vil*siécle,a tait des Homélies &un Trai-té De v : ti>ifisCoiitatìonib',s , que l’ontrouve d.irts la Eiblioih. des P!’.

I. ANTIOPE . fille de NySée roide Thèbes , é'oit célèbre dans tou-te la Grèce pour fa rare beauté. S’é-tant laisiée séduire par son amantqu’elle disoit être Jupiter , este futobligée, pour eviu-r ia colère deson pere, de se sauver cht-z Epopéeroi de Sicyone , qui 1 épousa. iV<c-tée , bien résolu de sc venger, mar-cha ausfi-tôt contre lui -.maisayantété blesse à mort , il chargea Lycosson frere de punir !e crime de la fil-le. La mort d 'Epopée, qui arrivabientôt-après, nv.t si n á la guerre,&Antiope sot enfeimée dans une pri-son , où elle accoucha é'A-uphi. n Scde Zéth'es. Dans la fuite lès enfanslui rendirent la liberté , tuèrent Ly-cus, & attachèrent Dìrcé fa femmeauxcornes d’un taureau furieux,quila fit-périr. On dit qu'Antiope per-dit l’efprit, & que hors d’elle-mèmeelle courut toute la Grèce.

II. ANTIOPE, reine des Amazo-nes , fut vaincue & prise par Hercu-le. & donnée à Thésée qui l’cpQusa.Elle en eut un fils, nommé Hippuly-t;. C’etoit le nom de la mere , sc-ion Plutarque , Lc non Antiope. Aureste lesAMAZONES étoient des fem-mes guerrières, qui ont habité diffé-rentes contrées de l’Alie , selon lesdifféreras Auteurs qui en parlent.Les uns les placent dans les paysvoisins du royaume du Pont , Sc