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VII. ANTOINE , ( Saint ) insti*tuteur de la vie monastique , néauvillage de Corne en Egypte, l'an251. Ayant entendu ces mots del'Evangile : Si vous vnuL\ être par-fait* aile{ , vendes tout ce que vousa "3, dcnne\-le aux Pauvres : puisvertes <$• me [ui\:\ , & vaus aure-[ untrèfar dans U Ciel ; il résolut de seretirer du monde. II vendit sesbiens, en donna le prix aux pau-vres , & s’enfonça dans la solitude.L’Esprit tentateur se présenta à luisous différentes formes. C’ctoit (sa-bord de belles femmes ; ce furentensuite des spectres hideux , desbêtes féroces. II luifaisoit-entendredes bruits effroyables dans l'air. En-fin il l’asiligea de toutes les façons,pourfengager à retourner dans lemonde. Vingt ans passés dans descombats continuels , lui méritèrentle don des miracles. Une foule dedisciples vint s’offrir à lui : il futobligé de faire-bàtir plusieurs mo-nastères dans le désert. La prière ,le chant des pseaumes , la lecture,le travail des mains , occupoienttout le rems de ces solitaires. An-toine sotitenoit ses frétés par sesvertus & par ses leçons ; il leurdonnoit l’exemple de la mortifica-tion & de l’humilité. 11 ne sortit quedeux fois de sa retraite: la premièrependant la persécution ieMaximinen u 1 > pour donner des secoursaux Chrétiens qui versifient l'cursang pour l'Evangile : & la secondeen 5 ? 5 , à la prière de S. Athanafe ,afin de défendre la soi contre lesAriens qui oioient publier qu’il sui-voic la même doctrine qu’eux. Pen-dant qu’il ctoit à Alexandrie, tou-te la ville accourut pour le voir.les Païens mêmes s'cmpressoient dele toucher , 8e il en convertit ungrand nombre au Christianisme, Con-stantin Sc ses ensans lui écrivirentcomme à leur pere , 5 e temoigné-re nt un grand deíir de recevoir de
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ses lettres. Antoine parut peu touchéd'un tel honneur , 8c il dit á ses dis-ciples: Ne vous étonne^ pas Jì un Em-pereur , qui n est qu’un homme mortel ,m écrit ; mais étonne\-vous de ce queDieu vous a parlé par fan propre fils,II fit réponse à ces princes, Le leurdonna des avis salutaires. Des phi-losophes païensl’allcrët visiter plu-sieurs fois ; 8c quelques-uns essayè-rent de l'embarrasser par des argu-mens contre la religion Chrétien-ne; mais Antoine les confondit, enleur montrant l’excellence de cettereligion8e l'absurditédu Paganisme.Lorsqtt’il sentir que sa fin croit pro-che , il alla rendre une dernière vi-site á ses frétés , 8e leur dit : Meschers enstans , ne vous relâche 3 pointdans vos travaux & dans vos statutsexercices, yive{ comme ft vous dé-vies mourir chaque jour. Ce patriar-che des moines mourut le 17 Jan-vier l’an 3 56 de J. C. âgé de tojans. Son corps demeura caché pen-dant deux siécles , par la fidélitéde deux de ses disciples, auxquelsil avoir recommandé de l’enterreren secret. On prétend qu’ayant étédécouvert sous Justinien, il fut trans-porté á Alexandrie, cle-lá à Cons-tantinople au vu'siécle , 8e puis àVienne en Dauphiné au xi e . Onlui bâtit dans cette dernière villeune belle Eglise , centre du culteparticulier qu’on lui rendit en Oc-cident... Nous avons de lui septLettres , écrites en égyptien 8c enlatin. Quelques-uns même lui at-tribuent une Règle 8e des Sermons.Ces différens ouvrages font dans laBibliothèque des Peres, S. Athanastc ,auquel il donna en mourant une deses tuniques, écrivit fa Vie , qui aété traduite par Evagre... IIy a euun Ordre de chevalerie fous sonnom : ( Voy. iv. Gaston. On enconnoit un autre , institué sous lesauspices de S. Antoine en 1382 , par ,Albert de Bavière , comte de liai