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569 avant J. C.IIëtoit si orgueil-leux, que , dans le teins de fa pros-périté , il le vantait de ne pouvoirêtre détrôné par Dieu même.
APROSIO, (Angelico) religieuxAugustin, né à Vincimille en 1607,forma une très-belle bibliothèquedans le couvent des Augustins de fapatrie. lien composa un catalogueraisonné , sous le titre tic Bìblio-theca Aprofiana , publié à Bologneen 1673. Cette liste, qui ne ren-ferme que les trois premières let-tres de l’alphabet , est rare. On ytrouve quelques particularités furfa vie & fur celle de divers auteurs.Ce religieux défendit vivement,fous des noms supposés , l’Adonisdu cavalier Mariai, & publia diversccrits fur ce Poème licentieux. Leplus connu est, Sfer{a Poétiea di Sa-pricio Saprici, Venise 1643 , in-11.Comme ce religieux isolait pasécrire fous son véritable nom , endéfendant un poème obscène , ilintitula bizarrement fes apologies tLa Bluteau , la Lunette caffée , /’£/-lebore , 8cc. ; & la politesse n'y do-mine pas beaucoup. Aprufio mourutvers l’an 1682, membre de diversesacadémies d’Italie, St après avoirpailé par les charges de son ordre.H avoir parcouru les principalesvilles depuis Vintimille jufqu’à Na-ples , pour se lier avec la plupartdesgens-de-Iettres. Ses voyages Scfes correspondances lui avoientdonné le moyen d’être instruit de1 histoire littéraire de son tems.
APSÉE fut auteur de la révoltedes Palmyréniens , qui, fous l’ém-pire d'Auréliot , élurent pour Au-guste , au refus de Marccllin gou-verneur d’Orienc, un certain Achil-lée , ( ou Anûoque , selon d’autres, )parent de la reine Zénobie. Aurélieavint droit à Palmyte, prit cette vil-le , la rasa, Sc fit tout passer au filde l’épé* , hors k prétendu empa-
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rei,r , qu’on dit qu’il épargna parmépris , vers l’an de J. C. 273.
APS 1 NE, sophiste d’Athènes ,estauteur d un ouvrage intitulé'■ Prtt-cepta de arte rhctoricá , inféré dans lesRhttores grxci d'Aide-, mais commeon en trouve au moins trois du mê-me nom & de la même profession ,qui vivotent aux & Iv < f,i c i eson 11e fçait lequel a écrit ce livre. '
APULÉE, ( Lucius ) naquit à Ma-daure en Afrique ,d’une famille dis-tinguée, Sc fit ses études à Carthage,à Athènes 8c à Rome. II dépensapresque tout fou bien á faire desvoyages, pour satisfaire fa curiositéSc perfectionner fa philosophie. Deretour de ses courses , il plaida áRome , pour échapper à la misère.II épousa ensuite une riche veuve ,qui répara fes affaires. Les parensde fa femme l’accuférent de s'ètreservi de la magie , pour avoir soncœur 8c fa bourse, Sc d’avoir fait-mourir Pontianus, fils de cette dame;mais il se lava de cette double accu-sation devant ClaudiusMaximus pro-consul d’Afrique, par une Apologieque nous avons encore, Sc que S.Augustin appelle un discours élo-quent Sc fleuri. Vous vous ctonne\ %( dit-il à fes juges, ) qu une femme fefoie remariée après treize ans de vidui-té\étonne^-vous pLutotqilelle ait tantattendu. V>us iroyc\ qu il a fallu dela magie pour qu’une veuve de soitâge épousât un jeune-homme ! c'est cet-te jeunes e qui prouve que la magie étoitsuperflue. Le tems a épargné peud'ouvrages- d’Apulée , quoiqu >1 eneùt beaucoup composé en vers 8cen prose. Le plus connu de ceuxque nous avons, est fa Métamorpho*-sa 1 ou l 'Ane d'or , en onze livres.C est unefiction allégorique , pleinede leçons de morale,cachées fousdes plaisanteries ingénieuses. On ydistingue ftir-tout l’épifode touchantdes amours de Psyché Sc Cupidon ,imité Sc développé par la Pontaim