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Tome Ier.
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miliarité avec les femmes , l'amer-tume de son zèle contre les hom-mes, 8c sor-tout contre les prêtres& les évêques, la singularité de sonextérieur, & les rumeurs scanda-leuses que fa conduite occasion-noit. Des écrivains postérieurs sesont amusés à commenter ces deuxLettres. Ils ont formé des conjec-tures malignes fur fa vertu. 11sl’ont accusé de ne faire qu’un mê -me lit avec ses prosélytes , sousprétexte de mortifier la chair 8c devaquer plus commodément à l’o-raifon : ce qui a fourni à B ay L Scà quelques auteurs satyriques defades railleries. Mais ses disciples ,fondés fur les témoignages des au-teurs contemporains, l’ont lavé detoutes ces calomnies. Consultez enparticulier : I. ÌSHiftoire de l’Ordrede Funtcvrault , la Vie dn JB. Robertd’Arbrisfcl , & Vlnsiitut de í'Ordre ,par le í». Piquet Jésuite, Paris 1642,Sc Angers 1686 in-4”. II. La Disser-tation Apologétique pour le B. Ro-bert i'Arbrijfet , adressée à B ay le ,par le P. Soris, in-S\Anvers 17CI.III. Le Bouclier de C Ordre de Fonte -rrault naissant, in-8“. par le PereMainferme, enfant de ce corps. Onvoit par ces différentes Apologies,que la jalousie de quelques ecclé-siastiques avoir forgé & répanducontre Robert d'Arbriffel , les traitsempoisonnés dant GéoffroiSc Mar-bode l’avoient assailli. Hildebert évê-que du Mans , depuis archevêquede Tours, lui fit une Epitaphe où ille peint comme u un homme rem-pli de l’esprit de Dieu , tourmen-tant sa chair par la faim , par lasoif, par les veilles , par les cui-rasses de fer ; accordant rarementdu repos à ses membres fatigués ,& plus rarement de la nourriture ;ne mangeant que des légumes, 8c sesoumettant en tout aux loix de laraison 8c de la religion. » QuelquesApologistes d*Robert, ont conteste

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l'authenticité des lettres de GeojfrorSc de Marbode ; mais les anciens ma-nuscrits font connoître qu'elles sontvéritables.

ARBUSCULA, célèbre comé-dienne dont parle Horace, qui ayantété sifflée par le peuple 8c applaudispar les Chevaliers , dit avec affec-tation » qu'elle se contcntoit de» l’applaudiffement des honnêtes-» gens.» Atticus écrivant un jourà Cicéron , lui demanda si Arbusculttavoit bien joué dans l ’Andromaqued'Ennius que l’on venoit de repré-senter ? Cicéron lui répond qu’elleavoit plu extrêmement, valdé pla-

ARBUTHNOT , ( Alexandre )naquit en Ecosse l’an 1538 , d’unefamille illustre. Après avoir fait sondroit à Bourges fous le fameuxC u; as , il fut fait principal, ou ré-gent du collège royal d’Aberdéen.II s’étoit rendu Protestant peu detems auparavant, & il joua un rôledans toutes les querelles que cettesecte suscita en Angleterre. II futdeux fois membre des assembléesgénérales. C’étoit un sçavant uni-versel & un homme aimable. On ade lui des Discours en latin sur l'o-rigine 8c l’excellence du Droit ,Edimbourg 1572 in-4°. 8c séditionde l ’Histoire d’Ecosse, de Buchananson ami. 11 mourut à Aberdéen, en15S3 , âgé de 46 ans.

ARC, Voyc\ Jeanne d’Auc.

ARC, (Philippe - Auguste deSainte-Foi , chevalier d’) né àParis, 8c mort en 177... à Tullesoù il étoit exilé, se montra homme*de-lettres 8c homme de plaisir. Lesagrémens de son esprit 8c de sonimagination le rendoient agréable ,lorsqu’il parloir 8c lorsqu’il écri-voit. On a de lui : I, Mes Loisirs,petit in-t 2. C’est un recueil de pen-sées détachées, dontquelques-unesexpriment des maximes qu’on pour-roit contester, mais dont la plupart