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thés dans leur siécle : il est vrai qu ece siécle étoit barbare.
I. ARGENTRÉ , ( Bertrand d’)né à Vitré, se stt-estimer dans lexvi' siécle , par sa probité & sonsçavoir. I! s’adonna beaucoup à lajurisprudence & à l’histoire.C étoitun bon citoyen. II mour. en 1590,à 71 ans, du chagrin ( dit-on ) devoir sa patrie en proie aux fureursde la Ligue. On a de lui des Commen-taires estimés fur la Coutume de Bre-tagne , Paris , 1611,in fol. en latin;& Y Histoire de cette province, in-f.pleine d'inepties & de contes.
II. ARGENTRÉ . (Charles Da-plejjis d’) naquit le ió Mai 1673 ,du doyen de la noblesse de Breta-gne. II prit le bonnet de docteur deSorbonne en 1 700, & la place d’au-mônier du roi en 1709.11 fut nom-mé évêque de Tulles en 1713. IIédifia son diocèse par ses vertus, &l’éclaira par son sçavoir. Malgré sesoccupations pastorales, il étudioitsept heures par. jour. On de lui plu-sieurs ouvrages ; le plus connu esten trois volumes in-fol. publié àParis en 1718, fous ce titre : Col-leciio judiciorum de novis erroribusgui ab initio sieculi X Il\ ad annum'7 *;, in Ecclefia proscris ti sunt ¬ati. Cette compilation est pleinede recherches sçavantes ; mais ellemanque d’ordre. On a encore delui des Elémens de Théologie, en la-tin , in-4 0 . & une Explication des Sa -cremens , 3 vol. in- ta. Ce prélatmourut le 27 Octobre 1740 . re-gretté des pauvres dont il étoit lepore, & des gens-de-bien dont ilétoit la lumière & l’exemple.
ARGENVILLE. Vcyt\ Dezal-Ulr.
ARGIE, fille d ’Adrafle, roi desArgiens, sc fit un nom célèbre dansi’antiquité , par fa tendresse pourson mari Po/ynice, tué au siège deThèbes. Elle chercha son cadavreParmi les rnops, malgré l’édit de
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Cre'on , qui le désendoit sous peinede la vie , & lui rendit les derniersdevoirs. Crion , irrité qu’etle eûttransgressé ses ordres, & insensibleau cri de la nature, la rejoignit à sor»époux. Ces événemens surent an-térieurs à la guerre de Troie.
ARGIS, ( Boucher d’) vôyet II.Boucher. x
I. AR G O L I, (André) mathé-maticien , né à Tagliacozzo dans leroyaume de Naples, essuya dans fapatrie des désagrémens.qui l’obligé-rent de se retirer à Venise.Le sénat,connoissant tout son mérite , lenomma professeur de mathémati-ques dans suniversité de Padoue ;
6 lui donna le titre de chevalieren 1636. II mourut en 1637. On ade lui : I. De diebus criticis , 1632 ,111-4°. II. Ephemcrides , de 1620 à1700,4 vol. in-4°.
II. ARGOLI, (Jean) fils du pré-cédent , naquit avec une inclinationdécidée pour la poésie. Dèsl’ûge de1 3 ans , il fit - imprimer une Idyllefur te Ver-i-soie, Peu de tems après,enflammé d une vive émulation parles applaudissantes prodigués à fau-teur du Poème A'Adonis , il entre-prit d’en composer un du mêmegenre. S’étant renfermé dans unechambre, où l'on n’entroit que pourlui porter à manger , il acheva en
7 mois, à l’âge de 17 ans , un Poè-me en X!I chants, laúmMEndymion.Cet ouvrage fut tellement goûté ,que , quoique publié fous son nom,on eut peine à croire que ce ne fûtpas l’ouvrage de son pere. 11 estauteur de plusieurs autres Poésies ,tant italiennes que latines , dont laplupart fout restées manuscrites.Songoût pour les helles-lettres ne sa-voir pas empêché de se livrer à Té—tuda de la jurisprudence, qu’il pro-fessa pendant quelques années à Bo-logne. On ne sçait point Pannesprécise de sa mort : 00 croitqu’ejle
arriva çn 1660.