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Tome Ier.
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bien accompagnée , chez sa rivale ;& la tue de sa main : elle lui arra-che ensuite le cœur, qu’elle fit-ac-commoder en ragoût & servir àson mari, Lorsqu’il en eut mangé ,elle lui demanda si ce ragoût luisembloit bon ? II lui dît quW.— Jen'en suis pas surprise , répond-elleauffi-tôt; car c’est le caur de ta maî-tresse que tu as tant aimée . En mè-me-tems elle tire d une armoire fatête encore toute sanglante, & lafait-rouler sur la table où ce mal-heureux amant étoit avec plusieursde ses amis. Sa femme disparoît àl’instant, & se sauve dans un cou-vent , où elle devint folle de rage8c de jalousie. Voy. Faïel.

ASTRjEUS , l’un des Titans ,pere des Vents & des Alites. Sesfreres-ayant déclaré la guerre à Ju-piter, il arma de son côté les Ventsses enfans ; mais Jupiter les préci-pita fous les eaux, & Astrteus futattaché au ciel 8c changé en astre.Beaucoup de poètes font les Ventsenfans d’£o/í.

ASTRAMPSYCUS, auteur an-cien f qui n’est connu que par unTraité qui a pour titre : Oneirocri-ticon, in-8°, 1599.

ASTRÉE , étoit fille A'Astrxusroi d'Arcadie & de l 'Aurore, ou,selon d’autres, de Jupiter 8c de Thé-mis. Sa grande équité la fit-appel-le r Justice. Cette Déesse descen-dit du ciel dans l’àge d’or pour ha-biter la terre ; mais les crimes & lesinjustices des hommes dans l’àge defer 8c d’airain s'étant accumulés*aupoint qu’elle ne put les supporter ,elle remonta au ciel, où les poètesdisent qu’elle forma le signe de laVierge dans le Zodiaque. On la re-présente avéc un regard formida-ble , tenant une balance d’unc main8c une épée de l’autre.

ASTRONOME (L’). On appellede ce nom un écrivain du ix* siécle,auteur de la Vie de l'empereur Louis

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le Débonnaire , á la cour duquel ilavoir exercé quelque charge. Meut plusieurs conférences avec c*prince fur des matières d’astrono-mie. Le président Cousin a traduisde latin en françois son Histoire.

ASTRUC,( Jean ) docteur de 1*faculté de Montpellier, né à Sauvedans le diocèse d’Alais en 1684*professa d’abord la médecine danSl’université où il avoir prisses de-grés. Le bruit de son sça voir étantparvenu à la capitale , la faculté deParis l’adopta en 1743. LouisXV\tmit au nombre de ses médecin*consultans , 8c lui donna une placede professeur au collège royal. Lesétrangers , que l'ardeur Rappren-dre attiroit à Paris, s’empressoientda se procurer une place dans sonécole; !a foule des auditeurs la ren-dit souvent trop petite. Ce sçavanthomme mourut à Paris le 5 Ma>1766 , à 83 ans, après avoir eu letitre de premier médecin d 'Au-guste II, roi de Pologne. II s’étoitrendu auprès de ce prince ; mais setrouvant trop gêné à fa cour , il laquitta bientôt. Sa modestie , fa po-litesse , son humeur bienfaisante ,sa sagesse 8c sa modération, le ren-doient aussi recommandable que sonsça voir. Sa vie étoit renfermée dansl’enceinte de son cabinet. Pereheureux , ami fidèle 8c zélé , il nedonnoit cependant que peu derao-mens à ses enfans 8c à ses amis. Cemême pere qui, dans létemsoù sonfils avoir besoin de ses foins, étoit,au milieu de ses occupations , sonrépétiteur, 8c sembloit se multi-plier pour son éducation ; ne don-noit à la tendresse de ce fils quequelques instans , les regardantcomme dérobés au travail. Aussidisoir-il, qu’un honnête-homme,„ que son état 8c son sçavoir ren-„ dolent dépositaire de la vérité ,» devoit mener une vie militante >( c'étoit son exprejjìon ) n & se te-