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Tome Ier.
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z6r À T H

re , son mauvais roman Du vrai 6-parfait Amour , contenant les Amourshonnêtes dc Théogènes & de Charide ,co i 589 8c 1612, in-12 ; mais cetouvrage n’a jamais existé avant lui.L’abbe LengUt l’atttibue á Phi-lanier.

ATHENAIS, Voy. II. Eudoxie.

I. ATHENEE , grammairien, ap-pellé le Varron des Grecs , nc àNaucratie en Egypte , vivoit dansle 11° siécle fous Marc-Aurèle. Sonérudition étoit profonde, & fa mé-moire prodigieuse. De tous les ou-vrages qu’il avoit composés , il nenous reste que les Dipnofophistes ,c’est-à-dire, les Sophistes à table ,en 15 liv., dont les 2 premiers ,une partie du 3' & presque tout ledernier nous manquent. Le nombreinsini de citations & de faits cu-rieux, rendent cet ouvrage inté-ressant à tous ceux qui aiment à serappeller les mœurs de l’antiquité.fauteur auroit pu se dispenser defaire-égayer ses philosophes pardes médisances & des obscénités.Noël te Comte , ( Natal:s Cornes ) l'atraduit en latin, & c’est fur cetteversion que le fécond abbé de Ma-Toiles l’a mis en françois. Ces deuxtraductions font insidelles; la der-nière , sur-tout, est un des plusmauvais ouvrages de Marolles : ce-pendant on recherche sédition deParis , chez Langlois , in-4“. 1680.L’edition d’Athenéc , donnée parCaJaubon , 1621,2 vol. in-fol. estpréférable à toutes les autres. Da-lechamps l'a ausiî traduit.

II. ATHENÉE , médecin de Ci-licie, storissoit du tems de Pline.11 soutenoit que le feu , l 'air, Veau& la terre , n’étoicnt pas les vraisélemens ; mais bien le chaud , lefroid, le sec 8c 1 *humide , & un 3°qu'il ne fçavoit comment définir :il l’appelloit esprit , en grec pntu-ma ; ce qui fit-donner à ses secta-teurs le nom de Pneumatiques.

A T H

III. ATHENÉE, de Byzance ,

ingénieur fous Gallien^ fut employépar cet empereur pour fortifier lesplaces de Thrace 5c d’Htyrìe , ex-posées aux incursions des Scythes.II est auteur , à ce qu'on croit, d’unLivre fur Us Machines de guerre , im-primé dans le recueil des Ouvragesdes anciens Mathématiciens , Paris

1693, in-fol., grec 8c latin.

L ATHENODORE, de Tarse ,surnommé Cordilion , philosopheStoïcien, retiré à Pergame , refusaconstamment les faveurs que lesrois 8c les généraux vouloient luifaire. 11 devint ami intime de Ca-ron , 8c mourut entre ses bras, avecla réputation d’un homme dont laphilosophie ne se démentit jamais.

II. ATHENODORE , philoso-phe Stoïcien , précepteur 8c amià’Auguste , avoit été choisi par Cé-sar pour veiller à l’éducatien de ceprince. Le philosophe donna sou-vent de tròs-bons avis à son dis-ciple , qui en profita quelquefois.Auguste aimoit les femmes. Parmiles dames qu’il cultivoit, il y avoitla femme d’un sénateur, ami d'A-thenodore. Celui-ci étant allé le voir,le trouva baigné de pleurs. Ayantsçu la cause de sa tristesse , il pritlui-même des habits de femme, s’ar-ma d’un poignard, se mit dans lalitière qu Auguste envoyoit à fa maî-tresse , 8c s’étant présenté à Auguste,étonné de ce déguisement , il luidit : A quoi vous expofe\-vous , Sei-gneur ? Un mari au désespoir ne peut -il pas fe déguiser , & laver dans votresang la honte que vous lui préparé ?..Auguste ne fut pas fâché de cetteleçon ; elle le rendit plus circons-pect 8c plus équitable. Athénodoreayant obtenu la permission de seretirer à Tarse sa patrie , conseillaen partant à son élève , pour cal-mer son naturel bouillant , de com-pter les 24 lettres de l'alphabet desGrecs , avant de suivre le5 mouvs-