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Tome Ier.
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Château-ntn excitoit la jalousie dacardinal, quin’avoit jamais pu s'enfa,r e-aimer. Quoi qu’il en soit , leB a rde des-sceaux lut mN en pri-lQ n l’ an iS;;. 11 . Jars.)

Anne d'Autriche l’en tira deux ansa Près, au commencement de fa re-Bencç. Elle lui rendit les sceaux« n 1650 ; mais dès l'année sui-Va nte on suc obligé de les lui ré-pondre , parce que cet homme'ntpérieux , loin d'avoir de la de-,^etence pour le cardinal Ma\aria,118 ceffoit de le décrier & de ca-Bder contre lui. Chdteau neuf mou-ru t en 1653 , âgé de 73 ans. C’e-toir un grand ministre , un négo-ciateur habile ; mais son orgueil«toit extrême. On a dit de lui,

” qu’il avoir plutôt les manières” d’un grand-visir , que d'un minis-" tre de la cour de France. »i IV. AUBESF 1 NE, (Madeleine de ,1 ) femme de Nicolas de Neu fAUede yHUmi , secrétaire d’ctat. Son«sprit 8t sa beauté la rendirent undes ornemens de la co ur de Charles■Oc, de Henri III & de Henri IV.Ronsard la célébra dans un sonnet°u il lui conseille u de substituer” les Lauriers qu’elle a mérités , à«1 ’AukeJpine qui compose son nom.»Oie mourut à Villeroi en 1306.Renaud , évêque de'Secs, fit son«P'taphe. On lui attribue une Tra-duction des Epîtres d’Oìide, & d’au-tres ouvrages en vers & en prose.

AUBETKRRE, Voy. Bouchard6' 1. Lussan.

AUBIGNAC, Voyei Hedelin.

AUBIGNÉ , ( Théodore-Agrip-I>a d’) né cn tjjoàSt-Maury prèsde Pons dans la Saintonge , d’unetamiUe noble & ancienne , fit desprogrès si rapides fous les habiles^Mitres qu’pn lui donna, qu’à 8 anstraduisit íe CritorïAe Platon. Sonk«te , qu’il perdit dès Tàge de 13a «s, ne lui ayant laissé que son nom81 des dettes ,1e jeune orphelin crut

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<p;e t’epee I'avancercut Plutôtla plume. 11 s'attacha à Henri toi deNavarre, qui le stt-gentilhomme defa chambre, merécha!-de camp,gou-verneur de 1 iste & du château deMaillezais, vice-antiral de Guien-n^ 6c de Bretagne, &, ce qui va-loit encore mieux, son fcvori. d’A«-bigne perdit sa tavenr par le refusqu’il fit de servir les pallions desonmaître, & sur tout par une inflexi-bilité de caractère que les rois réar-ment pas, & que les particulierssouffrent avec pub,'. On i^ait quesingratrude n’-’toit pas le vice deHenri IV. Mais ce prince , obligéde Ce concilier par ses bienfaits lesseigneurs Catholiques , se voyoicsouvent forcé de priver ses plusanciens serviteurs des récompensesqu'ils mititoient. n'Auhigné en sai-son souvent des^plaintes. Ce gen-( tilhomme couchant dans la garde-robe du roi, dir un soir à la Forcequi dormoit à côté de lui :La Furet,notre maître est U plus ingrat mortelqu il y ait fur la terre T- La Forte,qtti sommeilloit , lui demanda cequ’il disoit Sourd que tu es, (criale Roi , que l’on croyoit bien en-dormi ) il te dit que je fuis h plusingrat des hommes.—Oorme\, Sliïii,lui répondit A'Aubignc , nous enavons encore bien d'autrcs à dire !t. Le lendemain, (dit d 'Aubigní da’ns„ son Histoire ) » le Roi ne me fit,, pas plus mauvais visage; mais„ aussi, il 11e me donna pas un sol» de plus....,, Scgur, chef du con-seil A'Henri IV, rapporta à ce princeplusieurs propos libres de Aï Aubi-gné ; il fut question de l’exiler. Ce-pendant A’Auhigné eut la confiancede se présenter devant Henri IV r& de lui dire: Mon maître , je fuisvenu pour fqavoir quel cjì mon crime p.& Jt vous vouleq payer mes servicescn bon prince , ou en vrai tyran.-aVous /j'íjr-r bien, ( lui répondit leRoi, ) que je vous aime : mais SégRïr

R r iij.