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Tome Ier.
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aux irnbécilles , en par(c comms

aux irnbccilles , en par(c commsd'un misérable charlatan , mervsir iGHAiLUS Nebc/lo, qui avoircté ci-devant compagnon chirur-gien , puis moine, & qui cnjin I V-tir.t défroqué , cji demeuré prêtre sé-culier son débauché. II eut cepen-dant beaucoup de vogue, & il ditlui-même qu 'il étoit víiitc par desprinces souverains, des nonces, desambassadeurs, des cvêques, 8cc, Cethomme à prodiges mour. vers 1667,laissant plus”ouvrages, qui se sen-tent de l’esprit rabbtniqne du Tal-mud. Peu de tems avarie fa mort, ilpublia une brochure de S pages in-4”, qui commence par ces mots :vlir Pt/BLÍC. A l'honneur Cà gloire deDieu , à Vexaltation de la SainteVierge ô’ de toute la C. ur cèiejle , jecommencerai la trompette de L'Evangi-le , &c. Les livres suivans ne fontpas moins singuliers par leur titreemphatique : 1 . La Merveille du mon-de , ou La Médecine véritable ressusci-tée .Paris 166;, in-4". H.Lc Triom-phe de TÁrchée , & le désespoir de laMédecine , ibid. 1656, in-4". Ces 2ouvrages réunis ont paru fous cetitre: La Médecine universelle & véri-table pour toutes sortes de mala-dies les plus désespérées , in-4°,ïll. Abrégé des secrets de KaimendLulle, in-4"...5tc. » On voit par ces» différetis ouvrages, dit Niceron,» que c’étoit un visionnaire rusé» qui cherchoit á en imposer aux» simples par des apparences de píé-» te ìk de religion. „

11 . AUBRY, médecin , Voye^ 1.

AUBIìRI'.

! 111. AUBRY, ( Jacqucs-Charles)digne émulé de Cochin 8c de iVor-mant , fut reçu avocat au parle-ment de Paris fi patrie en 1 707 ,Lc plaida avec le plus grand suc-cès. II seroit à souhaiter que cecélèbre avocat eút écrit ses Plai-doyers en entier, 8c que nous encuisions un bon recueil : ce seroit

A U B

un répertoire tres-propre pour for -mer à l’eloquence. bon principaltalent étoit l’art de manier l’irO”nie. On a de lui un grand nombrede Consultations St de Mémoires ifl 1 *primés, niais épars dans differert"tes bibliothèques. Ceux qui ontfait le plus de bruit , font : 1. Le sdeux Consultations pour Seanea 1évêque de benez , la premicre fous'crite de 20 avocats, & la secondede ;o. II. Deux Mémoires pour lesDucs & Pairs , contre le comted ’Agcnois , depuis duc A'Aiguillon ,Lee. Ses maniérés aimables St obli-geantes , une modestie qui est or-dinairement le partage des hom-mes supérieurs, & le plus parfaitdésintéressement dans l’exercice defa profession , donnèrent un nou-veau lustre à lès calcns. Une ma-ladie violente l’emporta le 22 Oc-tobre 173g. U étoit âgé de ; t ans,8c se disposoit à renoncer aux fonc-tions de la plaidoirie , pour se con-sacrer uniquement à celles de laconsultation. II a laissé deux filsSc une íille. Son fils aîné embrassala profession de son pere , 8c s’ydistingua comme lui. Le dernier deses enfans, qui s’étoit consacré ál’cra: militaire , en 1740, mériteune place honorable parmi les hom-mes utiles à la patrie. 11 lit dans lerégime t deLyonnois plusieurs cam-pagnes , tant en Allemagne qu’enItalie , & il y donna des preuvesd'mtrcpidité. S’étant trouvé com-pris dans la réforme faite après laguerre, il obtint un brevet de ca-pitaine des troupes du roi dans lesColonies. II conduisit à la Nou-velle-Orléans 130 hommes de re-crue. Son mérite fut bien-tôt con-nu dins la colonie, où le gouver-neur le chargea de plusieurs opé-rations importantes. La guerre s’é-tant allumée entre les François &les Anglois , il signala fa valeurdans plusieurs occasions, £c mérita