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Tome Ier.
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bres de l’église qui excitoient sonenvie, 6c tìnìt par s’en séparer.11 enseignoit á ses disciples qu’ondcvoìt célébrer la Pdgue comme lesJuifs ; que Dieu avuit une figure hu-maine j 8c qu’i/ falloit donner l'abso-lution fans éprouver par une longuepénitence. 1! aff ,-cteit lies moeurs for:austéies, comme tous les chefs desectes. II avoir une aversion in-vincible pour toute espèce de con-descendu ICC, qu’il appelloir du nomodieux de respect humain. Ayanttrouvé beaucoup de partisans par-mi les élpiits foibles & les carac-tères inquiets, il fut exilé en .'scy-t’.sie, loin de ses prosélytes. II p,alfade-la dans le pays des Gotbs , 6cs’y forma un nouveau troupeau.II établit des monastères , où lavirginité Sc la vie solirai ci étoienten vigueur. Sa secte fut gouver-née après fa mort par divers évê-ques qu 'il avoir établis Sc qui mou-rurent vers l’an 377. Alors les .In-diens ie r.tirèrent clans des déserts,où ils vivoiem pratiquant la mor-tiiication , mais toujours séparesdes Catholictues.

I. AUDtFFssET , ( Hercule ) deCarpentras, pieux Sc sçavi-nc gé-néral de la Doctrine-Chretienne ,oncle & maître de t/cchicr, fut ef-face par son disciple. II mourut en1650. On a de ln; deux Oraisonsfunèbres , Sc des Ouvrages de pieté.La chaire cto.'t livrée de son ternsau style guindé des Italiens Sc desEspagnols. 11 fut un des premiersqui s’actachércnt à proportionnerles expressions aux pensées St lesmots aux choses : il traça ainsi laroute de la véritable éloquence.

II. AUDIFF.IET , ( Jean-baptif-te d’) gentilhomme de Draguignancn Provence, ou , selon d antres,de Marseille,envoyéextraorclin."aux cours de Mantoue, de Parme,deModène, & de Lorraine, mourut àNanci en j 73 3 a 76 ans. On a de lui

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une Géographie ancienne , moderne &historique , en 2 vol. in- 4 °- 1689 Sc169°! Sc en 3 vol. in-12,1694, quine contient que quelq 5 parties del’Europe. L’accord heureux que Fau-teur fait de la géographie Sc del'histoire , a falt-regretter qu'il nui tpas achevé son ouvrage.

AUD 1 GUIER, (Vital d’)S' de r.AMenor, terre près V'iUefrancHe deRotiergue,naquit vers Fan 1565. Sonpère étoit magijlrat-royaljú le fut aus-si : mats en 1590 il éprouva ce quec’est que d’avoir en main les affairespubliques. Onze ligueurs l’attaqué-rent un jour, 8c le blessèrent dan-gereusement -, & à peine fut-il gué-ri , qu’il fut blesse de nouveau avecson pere par ces mêmes gens , quifoule- oient la bourgeoisie contreHenri IV. Ce n’étoit pas le moyenqu’il prit du goût à fa charge; aussirésolut il de quitter la Gascogne,malgré les remontrances de sonpe.e qui étoit âgé , & malgré leslarmes de fa mere. Son projet étoicde passer en Hollande , 8c de-là enHongrie; mais divers incidens dé-rangèrent ses vues. Un domesti-que infidèle le vola , 8c , commecelui de Maroc , de deux chevauxil prit le bon , laissa lc pire, 8ç seretira fans dire adieu. Notre ca-valier démonté demeura dans rem-barras, fans poiuoir ni retournerchez lui , ni poursuivre sa route.Son courage surmonta ce commen-cement de mauvaise fortune. II setraîna comme il put à Paris , ytrouva des protecteurs , s’introdui-sit à la cour , s’y livra aux plai-sirs , 8c oublia cn peu de teins fapremière perte 8c ses premièresrésolutions. Un nouvel accidentvint remplir son c«ur d’amerrh-me 8c son aine de douleur. II tom-ba malade au milieu des délices quil’environnoient ; 8c 11 peine fut - ilrétabli , qu’un troisième accidenttroubla fa convalescence : un faux