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Tome Ier.
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toucha celles qui éioient déja re-çues , & en sic cíe nouvelles , en-tr’autres une qui favorifoit les ma-riages , & plusieurs très - sévèrescontre les déhanchés -, car il affectatoujours un grand foin de conser-ver les moeurs, fur-tout celles dela jeunesse. Comme il aimoir lesspectacles, Scqu'il enamul'oic sou-vent le ptuple.il sortit de Rome,quoique âge , pour assister a desJeux qu’on faisoit à Naples en sonhonneur. Mais en revenant à Ro-me une dyssentorie l’arrêta á Nôle,où il mourut dans la môme cham-bre que son pere, le 19' jour dumois d'Août auquel il avoir don-né son nom , l’an 14 de J. C. IIavoir vécu 76 ans moins un mois;en avoir régné seul 44 depuis labataille d'Aclium , 6c 57 depuis lamort de Jules César. Le Sénat luidécerna les honneurs divins, Sclui consacra un temple avec desprêtres pour le desservir. On fitaussi un temple de la maison où ilctoit mort à Nôle. Sur le pointd’expirer, il dit a ses amis, qu’i/avait trouvé Rome bâtie de brique , &qu'i/ la laïfioit bâtie de marbre . Sesentant défaillir de plus en plus,il demanda un miroir , se fit-pei-gner, trouvant ses cheveux tropnégligés, Sc se fit-raser la barbe.Après quoi, il dit à ceux qui étotetautour de son lit : N’ai je pas bienjoué mon râle ? on lui répondit quecui,- - Battes donc des mains , ré-pliqua-t-il, la piccc ejl finie... L’é-clat que cet heureux tyran ré-pandit lur ses derniers jours , n’atait - oublier ni ses premières bar-baries , ni ses vices. Les Histo-riens. lui reprochent de s’ètre li-\ ré á la volupté fans pudeur Sctans ménagement. Son impudencealla jutqu a ravir une femme consu-laire à son mari au milieu d’un sou-per ; iî passa quelque teins avec ellemus un cabinet voisin , Sc la ta-

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mena ensuite à table , sans que fitlui, ni clic , ni son époux , en roir-gîssént. Avec des mœurs si dépra-vées , il affecta souvent le langa-ge de la vertu. 11 feignit mêmed’ètre religieux, Sc il le sut quelque-fois jusqu a la superstition. 11 eut,au rapport de Suétone, la soibiessede croire qu un poisson qui for-toit hoíS de la mer fur le rivaged'Aclium , lui présageoit le gain dela bataille. Ayant ensuite rencon-tré un ànier , il lui demanda lenom de son àne ; l’ânier lui répon-dit , qu’rl s’appelloit Vainqueur. Oc-tave ne douta plus qu’il ne dùt rem-porter la victoire : il fit-faire desstatues d'airain, de l’ànier, de l’àne,Sc du poisson, 8c les plaça dans leCapitole. On rapporte de lui beau-coup d’autres petitesses , qui , encontrastant avec les cruautés doncìl souilla sa jeunesse , forment leportrait d’un homme bien étrange.Une de ces petitesses , est de s‘ô-tre laissé dominer par Lívie sonépouse , ( Voye{ Lívie ) , qui Pas-sujettit trop souvent à ses capri-ces. C’est cependant à cet hommequ’on éleva des autels de son vi-vant, parce qu’en entretenant dansRome l'abondance , les plaisirs &la paix , il lui fic-oublier ses pros-criptions. Le siécle á’Augusie eiìcompté parmi ceux qui ont faitle plus d'honneur à l'esprit hu-main. Virgile , Horace , Ovide , Pro-pcrce , Sec. fleurirent dans cet âgeillustre. Les deux premiers reçu-rent de lui des récompenses , Sc ilslui donnèrent l’immortalité. La pas-sion d'Auguste pout les sciences ctoittelle , qu'a (es repas il s’entrete-noit toujours de matières d’éru-dition. 11 s’etoit aussi mêlé de poé-sie. Suétone nous apprend qu’il avoirdécrit la Sicile en vers hexamè-tres , Sc fait un livre (l’epigram-mes qu’U composoit ordinairementdans le bain. ( Voye\ II. Atiijlno-