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Tome Ier.
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core I’analyse critique de ses ou-vrages Ôc le précis de fa doctrine.On Fa traduiie en italien en 1729 ;mais cette version tronquée eu plus.endroits est bien difterente de l’o-riginal, O.i a imprimé un Appen-dix à Anvers 1703 , in-fol. Eugìp-f tus a donné , Thésaurus ex SanSiAugustini operibus, Basileae 1542.2tom, en 1 vol. in-fol. qui 11’est pascommun. ( Voyc\ Guukard. ) 6cî’abbé M.tcl a rédigé Y Esprit de cel'ere, qui est en mss, StAugufi'n fit-éclater beaucoup de modérationdans toutes lés disputes, nOn-feule-mentdms celle qu'il eut avec St Jé-rôme . a f occasion de St Pierre & deSe Pau', mais m ore dans celles oùil confondit les hérétiques. On necomprend pas pourq. le jéfuite/ída/nl’appella dans un de ses sermons ,V Africain échauffé & le Docleur bouil-lant. Ces déclamations tombent àfiux, 6c ne font tort qu’au décla-maient , dont elles décèlent lesVues. II ne faut pas pourtant,enréfutant les satyres , outrer les élo-ges , Sc dire comme le parti con-traire an P. Adam, que St Augus-tin aéré le plut illttlì e & le plus fla-irant des Peres de P Eglise. Ï1 est tûrqu'il n’etoit pas fort habile dansles langues, 8c qu’il avoir moinslu les anciens, que St Jérôme, St Ba-sile, 6c d'autres Feres. II a certaine-ment illustré l’Eglife, tmhAthanase,martyr de la divinué de J. C.,Chrv-fostùme, le plus éloquent des PeresGrecs, Scc. lui ont, je pense,fait au-tant d’lmnneurqu’.d;ig.i/?/«. La ques-tion,si St Auguâ'n a été religieux, 8cs’il en a institué qui vécussent fousnne certaine règle,a été souvent agi-tée entre les Ch moines réguliersLc les Hermues de S. \ugustin. Lesparties ne font 1,1s encore d'accord.«« Ce qu’on peut dire de plus précis,» Tá-dessus, est que ce saint docteur» éranta liopone , v.i lut vivre :ans» un monastère, comme il avoicfait

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» àTagaste ; que l’dvêque Valére ayiW*-, sçu son dessein , lui donna pour Jn contribuer, un jardin de l’Eglis*»» où le Saint rassembla des leryi-», teurs de Dieu, qui voulurent b ICI1», vivre dans la pénitence & dans ]*» pauvreté comme lui, ayant déj*» vendu son patrimoine, qu’il a volt», donné aux pauvres ; qu’il paroit» que chacun vivoit du travail de sc*» mains dans cette communauté:en» Un mot, cequ'il y a de certain, c'elì» qu’on y observoit la règle des Ap°“» tres ; c’est-à-dire > que personne n J» possédoit rien en propre, que tout /» étoit commun,8c que tout y étoit dil-» tribué à chacun selon ses besoins. *|Faore, H'ft Eccl-Uw, cxv, n” 132.

IL AUGUSTIN, (St)premierarchevêque de Cantotbery, fut en-voyé p ar St Grégoire le Grand ,en596 , prêcher le Christianisme enAngleterre , qui le regarde cornaitson apôtre. Ce pontife lui associa,pour cette million, quelques Bé-nédictins du monastère de St An-dré de Rome , dont il étoit prieur,Augustin convertit Tannée d’aprèsEthelbcrt , roi de Kent : ils trouvè-rent dans ce prince plus de dispo-sitions à recevoir TEvangile ; parcsqu’ayant épouse une princesse deFrance , fiile du roi Caribert quiétojt Chténennc , il écouta favo-rablement tout ce que son épouselui dit du Christianisme. Augustinobtint donc á'EtUelbert un etablis-lement a Cantotbery. II passa en-suite en France pour être fait évê-que , ôc á son retour il baptisa plusde dix mille personnes le jour deNoël. Le Christianisme s’etant ré-pandu par ses foins, le pape y éta-blit plusieurs nouveaux évêchés,dont il !e sit métropolitain avecl’usage du Pallium. Saint Grégoirelui conseilla de changer les tem-ples des Anglois en églises , plu-tôt que de les abbatre ; 8c de per-mettre aux nouveaux convertis ,de faire à l'entour des cabanesavec des branches d’arbres, pour