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Tome Ier.
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d’ 0 ,8c i'Epemon ,qui avoit eu desdémêlés très - vifs avec Aumont.Henri IV craignoit que le séjour dece favori de Henri III à la cour ne]es renouvellàt. II s’en expliquaavec d'Aumont , qui lui dit : Sire ,f'oublie tous mes resientimtns , />.-/-qu’à ce que vous aye\ triomphé de vosennemis. VEpernon , instruit par leroi de cette réponse , demanda sonamitié à d'Aumont , 8c lui offrit lasienne. Aile 3 , ( lui dit le vieuxguerrier , ) jc ne veux d’autre satis-faction , que celle de vous voir soumisaux ordres de votre maître. Combat-tons tous les deux pour su gloire &pour le salut de la patrie. Qjtand nousaurons rendu la paix à la France ,nous disputerons à qui se surpassera engénérosité... O ’Aumont se signala à labataille d'Ivry , 5 c mourut le 19Août 1595,373 ans, d’un coup demousquet qu’il reçut à Comper ,.près de Rennes. Son courage sou-tint toutes les épreuves auxquel-les on le mit ; mais il étoit plusvaillant que rusé. Ses manièresdures 8t impolies le faisoient-pas-ser à la cour pour un Franc Gau*lois : c’étoit d’ailleurs un sujet fi-dèle, un citoyen zélé , un hommed'honneur , également ferme & ha-bile. IIsut d’avis,en 1588, defaire-trancher la tête en place publiqueau duc de Guise , au-lieu de le poi-gnarder ; mais ce conseil généreuxne fut pas suivi. Voyei Henri IV ,n” xxi.

11 . A U M O N T, (Antoine d')petit-fils du précédent , se trouvaà divers sièges 8c combats, eut lecommandement de l’aile droite à labataille de Réthel en 1650, & con-tribua beaucoup au succès de cettejournée. II fut fait - maréchal deFrance en 1651 , gouverneur deParis en 1662 , due8c pair en 1065,Lc mourut dans cette capitale en1669, âgé de 6S ans. II ctoit plusfin courtisan que son grand-pcrc;

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mais il lui étoit inférieur en ti*lens, quoiqu’il eût d’ailleurs dumérite,

AUNAY , (Philippe 6- Gaultierd’) Vye\ Marguerite, n"iv.

AUNEZ.(St-) Voy Cezelli. *

AUNOY , ( Marie-Catherine Ju-nielle de Berneville, comtcffe d’)veuve du comte d’Aunuy , Sc niècede la célèbre Mad' Defioges, mouruten 1705. F,Ile écrivoit facilement,quoique négligemment,dans le gen-re romanesque. Les gens frivoleslisent encore aujourd 'hui avec plai-sir ses Contes des Fées , 4 vol. in-12, 8t sur-tout ses Avenus es d’Hip-polyte comte de Duglas , in-I2,0Uil y a de la chaleur , du natureldans le style , 8c de l’extraordinai-re dans les aventures. Ses Mémoireshìfioriques de ce qui s’efi pajjé de plusrema quableen Europe depuis 167 z jus-qu' en 1677 , font mêlés de vrai 8c defaux. Ses Mémoires de la Cour d'Es-pagne , où elle avoit vécu avec famere,en 2 vol., ne donnent pasune idée favorable de la nation Es-pagnole , qu'elle traite sans-douteavec trop de rigueur. Son Histoirede Jean de Bourbon , prince de Caren-cy , 1602, 3 tom. in 12 , est un deces romans historiques, fruits d’unpeu d’esprit 8c de beaucoup de ga-lanterie , qui plaisent à la paresse 8cà la frivolité. Son mari, le comted’Aunoy , accusé du crime de lèse-majesté par trois Normands , man-qua de perdre la tête. Un des accu-sateurs le déchargea par un remordsde conscience.

AVOCAT, Voy. Ladvocat.

A VOIE, v oy. Hedwigeí Ste. )

AURAT, Voy. Dorât (Jean).

AURE.(.Ste) ou AURÉE, de larace des Sarrasins en Espagne, seretira dans un monastère Les Infi-dèles voulurent l'arracher de cesaint lieu , Lc lui fnire-abjurer leChristianisme; mais ayant persévé-ré dans la foi, elle fut honorée d»