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Titan pour contempler le ciel.
Al/ROUX ues Pommiers,( Matthieu ) conseiller - clerc en lasenéchauffée de Bourbonnois, etoitP 1 être & docteur en t'ncotogie. U aPublie un Commentaire fort estimé& rare lur la Coutume de Boor-bounois, 1752 , i parties in folio.En 1741 , il donna des additions^ son ouvrage.
AUsBERT. Voy. Autpert.
ï. AUsiONE , ( Jules ) pere dupoète de ce nom , natif de Basas*n Aquitaine vers l’an 287 , pre-^'er médecin de l’empereur Païen -linicn l , se fraya des routes nou-velles dans son art, qu il exerçoitgratuitement. II etoit philosophe,& en avoit les vertus ; fans pas-sons , fans désirs ambitieux ; jouis-sant , dans la médiocrité , d’unePaix inaltérable, & s’étudiant plus àvivre qu’à parler en sage. 11 se vitclever aux honneurs , lans les re-chercher. II fut préfet de l'Illyrie,à sénateur honoraire de Rome &ste Bordeaux. II mourut dans uneheureuse vieillesse , à sage de 90a "s. Son fils lui a donne l’immor-•alité dans ses vers. II lui consacraUn eloge funèbre qui commenceainsi :
omins ego Ausonius, non ultimusnrte medendì ,
irçta fi nojfes tempera, primas eram.freinas orbes colui , patriâque , do-
IV.
Et
patndque ,
nique ,
v asiates patrid ,fed lare Burdigalam.
Nous n’avons plus les Livres deBled reine d 'AuJ'one le pere. Ceux quiVoudront connoitre plus particu-lièrement cet hommeillustrc, pour-ront consulter l’ Histoire Littéraire^ la France , par une société de
B
enedictins.
N. ÀUSONE, (Deciiis Magnus)natif de Bordeaux , fils du prccéd.Professa la grammaire ft la rhétoti-Rue avec tant de distinction , quei tte-'p.VaUntinien 1 lui confia l’édu-
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cation d eGratien son fils. Cet emploile conduisit aux premières digni-tés de l’empire. 11 fut questeur, pré-fet du prétoire , & consul en 379"Gratien, en lui conférant cette der-nière place,lui écrivit une lettre quifait honneur au cœur de ce prince.« Lorsque je pensois, ( lui disoit-il )» >! y a quelque tems . ii créer des» consuls pour cette aimée , j’invo-„ quai ['assistance de Dieu , comme» vous sçavez que j’ai coutume de» faire en tout ce que j’entreprends,» & comme je sçais que vous voulez„ que je fasse. J’ai cru que je devois» vous nommer premier consul, &u que Dieu demandoit de moi cetteu rcconnoissance , pour les bonnes» instructions que j’ai reçues de vous.n Je vous rends donc ce que je vousn dois ; & sçachant qu’on ne peut ja-11 maiss’acquitter ni envers ses peres,n ni envers ses maîtres, je confessequen je vous fuis encore redevable den tout ce que je ne puis vous rendre.i*11 lui envoya par le méme Courierla robe consulaire , t<gam palma-tam , la même que les empereursportoient jle jour de leur triomphe.Après la mort de son élève , Au-fane te retira dans la Sainrongc, 011il finit ses jours vers l’an 39}. Uavoit composé des Fastes Consulai-res jusqu’à l’an 383 ; mais cet ou-vrage est perdu. Nous n’avons queses Poésies , dont il y a une très-belle édition ad uj'um Delphini ,1730, in-4° ; & dont M. l’abbe Jau-bert a publié une Traduction en 4vol. in-12 , 1769, avec le texte. Ony trouve les éloges des principa-les villes de l empire, un ouvrageen vers sor les empereurs, un re-mercîment à Gratien son bienfai-teur. On y remarque beaucoup defacilité , de brillant & de feu; maisles pensées en sont recherchées . lestyle dur , inégal, &r la latinité peucorrecte. Son Poème fur la Moselleest admiré de tous les gens-de-goûr,& mis par quelques uns à côté desouvrages de Virgile ; mais son C en-