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2. v. in-i r; & une Histoire du Brésil ,ibid. 1647, in-fol.
11. BARBUS, ( Lambert ) pro-fesseur de Grec dans l'académie deLeyde , étoit frere du précédent. 11pariait, dit-on , le Grec , commel'idiôme maternel ; ce qui lui mé-rita , de la part des états des Pays-Bas, la commission de traduire encette langue, avec Jacq. Revins , laConfession des Eglises Réformées.II mourut en 1655. On a de lui leTimon de Lucien , avec des notesutiles, & un bon Commentaire fur laThéogonie A’Hésiode.
BARLAND, ( Adrien) natif deBarland, village de la Zélande, pro-fesseur d’éloquence à Louvain,mourut en 1541 , après avoir pu-blié plusieurs ouvrages. Les prin-cipaux font : I. Des Notes fur 27*ronce, fur Virgile , fur Pline le Jeu-ne, fur Ménandrc.ll.Va Abrégé deC Histoire Universelle , depuis J. C.jusqu’en 1532; in-8°, 1603. III.La Chronique des Ducs de Brabant,traduite en françois , avec figures ;1603, in-fol.IV. De litteratis UrbisRuina principibus , in-4° ; & d’autresouvrages.
• BARLETTA, (Gabriel) reli-gieux Dominicain, ainsi appellé ,selon quelques-uns, parcequ il étoitné à Barletta , ville du royaumede Naples; d’autres prétendent qu’ilétoit d'Aquino , au même royau-
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me , & que Barletta fut le nom dofa famille. Ce Jacobin fe distinguadans le xv' siécle, par ses Sermons,où le burlesque le plus plat pa-raissait à côté de ce que nous avonsde plus sacré. Le style en est si bas,les plaisanteries si lourdes & si dé-placées , que les FF. Prêcheurs sou-tiennent que Barletta n’a pas pro-noncé la plupart de ces discours.Quoi qu’il en îoit,Barletta prêchaità-peu-près comme Antoine d’Abénarimait; commençant une phraseen langue vulgaire, la continuanten latin , & la finissant en grec »citant Virgile après Moise , 6c pla-çant David à côté d 'Hercule. Sesquolibets, son style burlesque ,étaient une profanation de la pa-role de Dieu. Ce prédicateur exa-minant par exemple , pourquoi lele St - Esrnrr différa fa venue dansle monde , attribue ce délai à lapeurd'être traité de la maniéré quele Fils de Dieu savoir été. 11 nefait-finir la dispute entre le Pere Síle St-Esprit que par cet expédient:» Le St-Esprit s’avisa de prendre» la forme de vent 6c de feu, afin» de ne courir aucun risque par-» miles hommes.» Les fables d’£-sope entrent aussi dans les sermonsde Barletta-, Sc il donne un tournais, 6c original à ces petits récits,qui y répand je ne sçaií - quoi depiquant 8c d’agréable ( *). Ce pieux
( * ) C’cst ainsi qu’il raconte la Fable du Lion , de l’Ane 6c des autresanimaux, [ 6 F crût 1 . Hcbdom. quadrag. ] en parlant de ceux qui se par-donnant tout condamnent les autres pour de minces peccadilles : Léo rexenimalium fecit capitulant ubi adcrant omnia animalia ; venitCata [la Chatte]dicens culpam siuam, « Pater, dico meam culpam, quòd siap'e comcdi de» olla domina mea.n Refpondit Léo : Bene fecisti. Quid peccavit Cata ? &c.Venit Canis : *< Pater, comedi morccllum domini mei , & allquandò carnem» purtanti abfiuli ; sied panitentiam egi , quòd me percujsit. » Refpondit Lco :Satis est. Venit Callina : « Domine mi , sape fui in horto vestro , (y ex« hoc clamabat domina mca , Vadatis in numine Diabuli ! sied pomitcntiam» egi , quòd collum abstraxi’., ex quo siunt bona in cacabo. » Venit Lupus. » Ot> pater f comedi asinum pauperis -,fed hoc egi , quòd magna esiurie asiiciebar.Refpondit Léo: uEttibi naturale , & Philosiophus secundo Ethicorum ait :ln» naiuralibns neque mercrtmr , ne que demercmur. » Venit. Asinus, » O pater !