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Cette ordonnance accommodoit sortJes Arminiens ; mais les Gomariftes«riérent bientôt, que le remède ,ïoin de guérir le mal, ne íaífoitque l’aigrir. Persuadés que la re-ligion dominante étoit fur les bordstlu précipice, fi l'on en venoit auxdernières extrémité' , ils rompi-rent tout commerce avec leurs ad-versaires, Les Arminiens déclamè-rent à letir tour contre la démar-che des Gomaristes. Des plaintes onen vint aux injures, des injures r-,xcoups, Si tout paroifîoit annoncerune guerre civile, lorsque ;l’cín-baffadeur d’Amgletevre représentaaux Etats-généraux, que la divi-sion alloit entraîner la ruine dela république ; que la connoiffar.eedes affaires de cette nature n’étoitpas du ressort des magistrats , &appartenoit pu fiynods national ,qui seul devoir dcc'der laquelle desdeux opinions étoit la plus con-forme à la parole de Dieu , ou dumoins de quelle façon on pouvoittolérer l’une & l’autre. On assem-bla donc un'synode à Dordrecht,composé des députés de toutes leséglises Calvinistes de l’Europe, ex-cepté de celle de France , en t6i8& 1619. Cette assemblée condam-na les Arminiens avec autant desévérité , que s’ils n’avoient pasété de la même communion. Barne-veldt , jugé par vingt-stx commis-saires , eut la tète tranchée le i ;Mai 1619 , fous tprétexte d’a voirVoulu livrer fa patrie à la monar-chie Espagnole , lui qui avoir tra-vaillé avec tant de zèle pour sous-traire son pays à cette puissance.Né avec les vertus des dernierssoutiens de la république Romai-ne , il en eut le fort funeste. Onlui envoya le ministre Walacus ,pour le préparer à la mort : Bar-neveldt écrivoit dans le moment àla femme. Lorsqu’il vit entrer ceministre , il lui dit qu’il çtoit vieux
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& suffisamment préparé'depuis long-tems,& qu’ainsi il pouvoits’épar-gner cette peine. Le ministre in-sista : Ajjcyei-vous donc, lui dit Bar-qeveldt.iufqu à ce que j'aie fini ma let-tre. Lorsqu'elle fut achevée , il de-manda, à ce Walacus qui il c toit,discuta avec lui quelques pointsde religion , & ne cessa de protes-ter de son innocence. Sur quelquesreprésentations du ministre, il luit,,t : Qítand j’avois C autorité , jegou-vernais félon les maximes de ce tems-là ; Cr aujourd’hui je fuis condamné àmourir selon les maximes de celui-ci,..- Ses deux fils Renéík. Guil-laume, ayant formé le dessein devenger la mort de leur pere, en-trèrent dans une conspiration quisut découverte. Guillaume prit 1 »fuite; René fut pris & condamnéà mert. Son illustre mere demandafa grâce au prince Maurice , qui luirépondit : H me paroît étrange quevous fafsicipour votre fiils , ce que vousave\refufédc faire pour votre mari !La dame , digne épouse de Barne-v:idt, lui répartit avec indignation :/; n ai pas demandé grâce pour monmari , parce qu il étoit innocent ; maisje la demande pour mor. fih, parce qu.'ilest coupable. Sa Lettre a fa femme &à ses enfans avant d’être conduitau supplice , qu’on trouve dans lesPrdjbintiuRt virorum Epifiolx , est unmonument de tendresse & de gran-deur d'ame.
BARO, ( Balthasar ) de l’acadé-mie Françoise, né à Valence, mou-rut en 1649. acheva VAstrée ded’Urfié. O11 a de lui quelques Piccesde Théâtre , qui ne sont pas fans méri-te -, on estime fur-tout sa P asthénie.
BAROCHF. , ( Frédéric 1 pein-tre, né à Urbin en 1 528, mort dansla même ville en 1612, trouva dansfa famille les secours qu’il pouvoitdésirer pour son art. Son pere ,sculpteur, lui montra à modeler ,& il apprit de son oncle qui étoit
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