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té â l'hôtel-dcville parmi ceuxtic leurs bienfaiteurs. On devoirces témoignages de rccottnóissanccA un poète qui donnoic à ses con-frères I exemple de puiser leurs su-jets dans l’histoire de la nation -, Scil les auroit encore mieux mérités,s’il eût soigné sa versification , tropsouvent incorrecte , dure , ampou-lée. Le style , cette parti» essen-tielle , manquoit absolument à du■Sellai , mais ce défaut ne doit pasempêcher de rendre justice auxgrands traits, aux sentimetts no-bles fie généreux , aux situationsPathétiques , qui firent la fortunetlu Siège de Calais. Foliaire , qmécrivit les lettres les plus flatteu-ses à fauteur , n’auroit pas dû ré-tracter ses éloges âpres sa mort z& si l’on exalta trop d’abord cettetragé'-a > on l’a trop rabaissée de-puis. Gaston &■ fídiard, dont leplanoffre plusieurs fautes contre la vrai-semblance, n'excira point une sen-sation auffi vive que le maire de Ca-lais. On admira cependant le carac-tère franc Sc loyal, Sc les vernissublimes du Chevalier fans peur &fans reproche...Pierre le Cruel Sc G.1-brielle de Vergi , la ì" morte dès fanaissance, fit la a' applaudie horsde propos, parce que c'est une piè-ce monstrueuse , sont encore infé-rieures à Bayard. L’auteur connois*soit assez bien quelles ctoient lessituations propres à produire ungrand effet ; mais il n’avoit pas l’artde les préparer Sc de les amenerd’une manière naturelle. 11 substi-tua les coups-de-thèâtre extraor-dinaires au pathétique simple 8cvrai, & les petits ressorts à l’élo-quence du cœur ; fie par là il con-tribua à dégrader fie j avilir la scè-ne Françoise- La chute de Pierrele Cruel fut Natale » sa sensibilitéextrême , & précipita la sin de se sjours. 11 fut attaqué d’une maladiede langueur qui durs plus" inois.fe
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qui épuisa ses médiocres ressour-ces. Un monarque biensaísant(£,ou( fX’.Fl) devant qui on iouoic pourla première fois le Siège de Calais ,apprenant le triste état de fauteurde cette piéce, lui envoya 50 louis.Les Comédiens, par une généro-sité louable , donnèrent une re-présentation de la même tragédieau profil du poète moribond. 11expira peu de terns après , le 5Mars 1775 , justement regretté parses amis,qui trouvoienc cn lui Ubonté du caractère fie la chaleur de1 amitic. M. Gaillard , de l'aeadémieFrançoise, a publié ses Œuvres en1779, en é vol. in-8’. On y trou-ve ses Pièces de Théâtre , dont troisfont suivies de Mémoires Historiquespleins d'érudition, avec des obser-vations intéressantes de l’éditeur ;diverses Pièces fugitives en versdurs fie lâches , enfantés la plu-part en Russie , 8c qu'on auroit puy laisser; fie la Vie de l’auteur,par M. Gaillard : ce dernier mor-ceau est á h tête de la collection .Sc ne la dépare point.
BELLONE , Déesse de la guer-re , étoit sœur , d’autres disettefemme du Dieu Mars. Elle avoicdes temples & des prêtres quil'appaisoient par leur sang, en fefaisant des incisions aux bras 8caux cuisses avec des couteaux. LesPoètes la représentant armée d'uttcasque fie d’une cuirasse , les che-veux épars ,une pique ou une tor-che á la main. On lui donne auslìquelquefois un fouet, pour animéeles troupes au combat.
BELLORI , ( Jean-Pierre ) néà Rome, fie mort en 1696 , à 80ans , tourna ses études du côtédes antiquités fie de la peinture. Sesprincipaux ouvrages font : I. L'£*-plicatiun des Médaillons les plus ra-res du Cabinet du cardinal Campe -gne, auqtiel Bellori étoit attaché ;publ, à Rome 1627, 10-4°. en ita-