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Tome II.
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BEN

ttmtnt à l'insail'dbiUtè ilu Pipi, pourse persuader qu U ne £est pat trompédam ma promotion au cardinalat.Vpnycul à toute force que je sois une émi- renvoyancncc , moi qui suis Upl spttlt hommedu monde. Ce qu il y adt fur ,c\fl qu*dans c tue nouvelle métamorphose j c ne(hangerdiqii! de couleur,& que je seraitoujours Lambemni par mon carac-tère, » Clément X il nc s’en rapportapas plus à se m destie , que BenoitXIII de qui il tenoit la pourpreromaine, 11 le nomma à VatcUevè*ché de Bologne en 173V. Apresla mor de ce pontife en 1740,

Lambert i ieut 44 voix pour lui ,

& fut élu pape le 17 Aoùc sous lenom de Benoît XIV , Les cardinauxavoìent long-tems délibéré. Lam~bertìni leur dît : Eh \ pourquoi vousconsumer ici en âiscitjjìons 6* en re-cherches } VouU^vons placer fur la.chaire pontìfxalt un .Saint - £list\

Cotti . —- un politique ? ChoiJìjse\ Âl-drovandi: --«« bon compagnon} B re mnc^-mo'.. Chaque année de Con pon-ûtica' a etc marquée par quelqueBulle pour reformer des abus, oupour introduire des usages utiles.

La modération, V équité , Veí'pritde paix ont été Tamede son gou-vernement. H avoir cultivé les let^-

BEN 6;

gitans, célèbre littérateur, fut char-gé par cs pontife dç ramasser di-verse' ma.iéres du Vésuve. Eu lui

caisse de ces cutio.

ra °nter fur le ti òno

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pontifical^ il les protégea dès qu’ily fut montè.;roj.MyRATOîtl ,Pîoius, j 11 fondu des académiesà Rome ; il envoya des gratifica-tions à celle de Bologne. U fit-sta-cer une méridienne. VI fit-tirer deterre l’Obelisque da Champ de Mars ,appelle fort mal - a -propos VOté-lij'que de Séfustrís , St orna Romede plusieurs vnonumens antiques. 11honora plus d'une fois de ses let-tres lesíçavans , R les encouragea ,jl les récompensa, ha Sorbonne re-çut de lui son portrait Sc fes ouvra-ges. U fçut accompagner Íe9 géné-rosités d’u ne délicatelïe qui les ren-dait 'plus ptécitufes. L'abbé G*-

Tona IL

mes naturelles, il y jotgnu un billetqui ne contenoit que ces mots \DiuUT LAVIDiS ISTl PAXTS TiAST _

Benoit XiV lui répondit ai >isi, enlui renvoyant le b evetd’une pen-sion considérable : Vous ne doutes

pas di l'iupa.llibìlité du souverainPontife ; je vous en donne une nou -vet,c preuve. C est à moi qu il ap 4partíait d'cxpiiqucr les textes de l'F.‘ir tur c-fainic '. je dois toujours en fat"jir £ esprit , 6- je ne l'ai jamais saisiavec plut de plaisir que dans cette oc-casion . Sa conversation étoìc char-mante , £c l’on esprit très-enjouè. Itrraipoint , diibtt-il, une physionomiepapote , parce que je ne fuis pas ajj'e^grave ; je prie/ai les peintres & lessculpteurs tic tne la donner. Ce fondsde plaisanterie & d'urbanité quitporta sur le saint-siège , & qui luiadoucit l'ennui du gouvernement,il l avoir eu clés son enlunce. Etantjeune avocat, il fit à Gcnes unvoyage de plaisir avec quelques-uns de fes confrères , qui vouloientretournera Ron e par mer. Preneicette route , {leur d;t Lanibertm :, jvous autres qui n’ave\ rien à risquer ;mais moi qui dois Ctrl Pape , il ne meconvient pas de mettre à la m r ci desflíts César & ja f ruine... Il avoítbanni l’étiquette tl’un petit appar-tement qu’il s'ctoit fuir.construireà Monte-Cavallo , & là , au milieude fes familiers les plus intimes &d’érrangers choisis ; il badinoit, ilplaisantent, il rioit commes’il n’eûcpas cte pape. C’est ainsi cm'i! f®soulageoit du poids des affaires ,pour lesquelles il avoir une aver-sion décidée , & qu’il abandonnoiepresqueentiérementau cardinal Vaelent', (bu ministre. Les Romains,fâchés quelquefois que Benoit XIVn« gouvernât pas par lui-même, di-