Band 
Tome II.
Seite
69
JPEG-Download
 

BEN

feffeur d’hébreu à Pise. A l'âge de4430s, le Pere Benoît se fit Jé-suite. Au sortir du noviciat, Clé-ment XI le mit au nombre de ceuxà qui il avoir confié le soin decorriger les livres sacrés écrits engrec. II mourut á Rome le 22 Sep-tembre en 1741 , âgé de plus de80 ans , regretté par les sçavans,par ses confrères & par ses amis.On a de tui les deux premiers vol.de sédition de S. Ephrem, continuée& achevée parle sçavant Affemanni.

Le cardinal Quirini , qui lui devoirla connoiffance des langues orien-tales 8c une partie de son érudition,savoir engagé à entreprendre cetouvrage.

BENOIT Castiglione , Voye^Benédette.

BENOIT LABRE, Vvye\ Labre.

BENOIT DE TOUL, Voyi\ PI-CARD, n° m.

BENSERAD,sVy. Bentzeradt.

BENSERADE , ( Isaac de ) na-quit en 1612 à Lions , petite villede la haute Normandie. II n'avoitque 8 ans , lorsque l’évêque quilui donnoit la confirmation , luidemanda s’il ne vouloir pas chan-ger son nom hébreu á'Isaac , pourun nom chrétien ?—De tout mon

BEN 69

cteur , répondit cet enfant , pourvuqu’on me donne du retour. Le prélat,charmé de cette saillie , dit : U sautle lui laiffer , il le rendra illustre. Lecardinal de Rìchtlicu , dont il sedisolt parent, lui donna une pen-sion t!e 600 livres au sortir de íesétudes,qu’il perdit après la mortdu ministre par un mauvais bon-mor. Le cardinal Miqarm lui eufit une de 2000 livres,& lui don-na ensuite plusieurs autres pen-sions fur des bénéfices ; on croitqu’elles montoient à plus de 12600livres. (») Btnserade plaisoit beau-coup à la cour , par la figure, parson esprit, par sa conversation as-saisonnée d'une plaisanterie fine ,

& qu, Battoir ceux-niémes fur les-quels il l’exerçoit. Mais quoiqu’ilvé.úe familièrement avec les grandsseigneurs , il obíèrvoit avec euxune grande circonspection. “ Pér-ir sonne,disoit .il àl'un de ses amis,

» n’a plus d’attemion que moraux« longuet & aux brèves en leur par->• lant. Ce font des lions qui me" tendent des pièges par des careí-" ses affectées-. ils seroitnt ravis» qu’il m’échappât quelque chosen de peu mesure , pour avoir le» plaisir de me donner un coup de

nortpl k ai r®" r âes Réflexions morales & historiques fur k Théâtre, rap-„ noéte C 11 11 * un - e anec< k >te fi' n g u l>ére. uMatarin, dit-il ,se piquoit d’êt-e„ z., rntb„r»» V . ta .ì ï ue ce n'étoit pas comme Richelieu , jusiiu’à l’honneur» ' • ‘ e 'í at ' t0 ‘ t seulement d’avoir fait beaucoup de vers

” & ’Xnir réu /'i máritc - 1 °"- U" prélat . fans faire tort á la,, f, ■' ,P e fi® décorer, Ccst ce qui fit la fortune de F-n/rra-f é-1 tîo,,l° U ;i ^ , au couc Jî® r du roi le cardinal parloir de ses couronnes poé-« tune Vimt 3 * 0 , 11 3 f 1 /“R com me Benferaáe. Celui-ci, dont la fer-

» flatteur, couralNiXto * r ’ aya,U appris I,e “ de tems apri:s " motché Î 1 An* 1 "lìtot a l appartement du cardinal , qu a il trouva cou-

genoux f a s ? ^ENS. pénètre juíqu’á lui, se jetant à ses

» italiens on de í on I 1 ' > lui fait les plus grands éloges de ses vers

» témoiene de , n aVol !-,ì ama is vus, & qu’il n’auroit pas entendus ; & lui

>, ,. eur infijsi qrfi, T a ” 1Cro - la plus vitr . e > la i oie ât la reconoiffance de l’hen-

*t mitience à 3 emî V0lllvl faire en daignant se comparer à lui. L’ír-

„ T'Tiïn zrtìl ìr 0tmíe ’ se réveille . rit de cette faillie. Lt lu! en

» sieurs peníLs fur desbé 7 éficès l *" dcma,n . 1000 ''. vrcs - &. lui donna M»-v destiné, à payer des vewjfe; Mu q “‘ '■ ccttìmement > ne fjtJ mlis