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pereur en Italie. Otkon s’ctant ren-du maître en 964 de Birenger , l’en-voya en Allemagne , où il mourutdeuxansaprès,à Bamberg enFran-conie.laissan t une mémoire odieuse.
I 11 . BERENGER , archidiacred’Angers, trésorier 8c ccolâtre deS. Martin de Tours fa patrie . futcondamné dans un concile de Ro-me en 1050. II renouvelloic les er-reurs de Jean Scot surnommé En-gine, & soutenues ensile, plus."siécles après , par les Sacramen-taires. (*) Cette heresie avoit déjabien des fauteurs, parmi lesquelson comptoir Brunon evêque d’An-gers. Henri /, roi de France , se joi-gnit au pape,8c lit-condamner l’hé-rélîarque dans un concile , où ceprince assista lui-même , avec lespersonnes les plus considérablesdu clergé & de la noblesse. Les Pe-res déclarèrent, que si Birenger 8cses sect rieurs ne le retractoient pas,toute l’armce de France , le clergéd la tête, iroit les contraindre dese soumettre, ou les punir de mort.Le roi, en qualité d’abbé de S.Mar-tin de Tours , donna ordre de nepoint payer a Birenger les revenusdu canonicat qu’tl poffedoit dans£ ctte église. Birenger se rétracta au
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concile de Tours , en 1054 ; maïsaprès le concile, il dogmatisa com-me auparavant. Nicolas II assem-bla à Rome , en 1059 , un concilede ii} évêques ; Birenger y sous-crivit une nouvelle abjuration, uneprofession de foi dressée par le car-dinal Humiert , dans laquelle il re-connoissoit , que le pain & le vin ,après la confier a lion , étoient le vraiCorps & le vrai Sang de }. C. , tou-ché par les mains des Prêtres , rompit& moulu par les dents des fideles ,.. .II brûla fes écrits , 8c le livre de JeanSc. r;mais à peine fut-il hors du con-cile , qu'il écrivit contre fa formulede foi, 8c accabla d’injures le car-dinal qui l avoir rédigée. II ne laissapas de condamner encore fes er-reurs a u concile de Rouen,en 1063;8c en 1075 à celui de Poitiers, oùil manqua d’être tué. Grégoire Ville cita à Rome en 1078 , à un con-cile qu’il célébrois alors ; il y pro-nonça encore fa rétractation. Deuxans après , il renonça de nouveaua fes erreurs dans un concile célé-bré à Bordeaux. II mourut en 1088,dans son opinion , suivant les uns;8c dans le repentir, suivant les au-tres. On fait tous les ans un servicepour lui dans le chapitre de St. Mar-
(* ) « Birenger voyoit que le pain 8c le vin conservoient, après la con-» sécration , les propriétés 8c les qualités qu’ds avoient avant laconsécra-» tion , & qu’ils produisaient les mêmes effets : il en conclut, que le pain" & ,* s vin n’étoient pas le corps 8c le sang qui étoit né de la Vierge, 8c" sien avoit été attaché à la croix. 11 enseigna donc, que le pain 8c le vin» ne sc chanqcoient point au corps 8c au sang de Jescs-Ciirist;»> mais il n'attaqua point la présence réelle. 11 connaissait que l’Ecriture» 8c la tradition ne permettoient pas de douter que l’Eucharistie ne con-» tînt vraiementSc réellement le corps 8c le sang de Jesus-Christ, 8c qu’elle» ne fût meme son vrai corps. Mais il croyait que le Verbe s’unissoit au» pain 8c au vin , & q U e c’étoit par cette union qu’ils devenaient le corps» le sang'de/. G. sans changer leur nature ou leur essence physique, 6c>> fans cesser d’etre du pain Sc du vin. 11 croyait qu'on ne pouvait nier la,» préfence-reelle, 8c il reconnaissait que l'Eucharistie étoit le vrai corpsu de J. (. II croyait que le pain^Sc le vin étoient après la consécration, ce»i qu’ils étoient avant : 5c il concluoit que le pain 8c le vin étoient deve-» nus le corps 8c le sang de J. C. , f anS changer dénaturé: ce qui n’étolt„ possible, qu’en supposant que le Verbe s’unissoit au pain 8c au vin. .
( M. Pluquet.U ict. des Hérésies, art, BiRíyCER, )