niée mourut quelq. tems après. Sonfils du i" lit, Agrippa, fit un voya-ge à Rome l’an 36 de J. C. où >1reçut de grand s services A’Antonia.
V. BERENICE de Cmo , l’unedes femmes de Mithridate Eupator.Ce prince vaincu par Lueullus, crai-gnant que Je vainqueur ne prit unchâteau où les femmes étoient re-tirées , 6c ne les violât, leur en-voya un eunuque pour les faire-mourir. Bérénice donna a fa merenne partie du poison que l’eunuquelui offroit, 6c en ayant pris trop-peu pour mourirassez tôt,ce bar-bare l'étrangla l’an 71 avant J. C.Cette horrible action de Mithridate,dit un historien , paíTeroit encoreaujourd’hui, chez les Orientaux ,pour un trait héroïque ; chez nousce n est qu’un trait de férocité.
VI. BERENICE, fille d'Agrippal’ancien , 8c sœur aînée A'Agrippale jeune, rois des Juifs , fut mariéeà Herode son oncle , à qui Claudedonna le royaume de Chalcide.Elledemeura quelque tems veuve aprèsla mort de ce prince , arrivée l’an4$ de J. C. -, mais fur le bruit qu'-elle avoir un commerce incestueuxavec son frere, elle épousa Polémon,rot de Cilicte, après l avoir engageà se faire circoncire. Elle le quittaensuite pour son ancien amant : aus-si Juvénal l’appelle-t-il barbare , in-cestueuse. EUe avoir eu deux filsd ’Hérode : Bérétficien 6c íiyrean. C’estelle quicoseillaaux Juifs de se sou-mettre aux Romains; mais n'ayantpu rien gagner fur ce peuple in-docile, elle se rangea du côté deTitus , 8c s’en fit-aimer. On dit quecet empereur , dans les transportsde son amour , voulut l'épouser 8cla faire-déclarer impératrice; maisque la crainte des murmures du peu-ple Romain l’obligei de la ren-voyer , malgré lui^éc malgré elle ,dès les premiers jours de son empi-re. Lette séparation de deux amans
passionnés a été mise sur le théâtreFrançois, par Corneille 8t Racine ,a la prière d’une grande princesse.
BERENICIUS, homme inconnu,qui parut en Hollande l’an 1670.
On crut que c’étoit un Jésuite , ouquelqu’autre religieux apostat. 11gagnoit sa vie à ramoner des che-minées 6c à aiguiser des couteaux.
II mourut dans un marais , étouffépar un excès de vin. Ses talens , stl'on en croit quelques historiens,étoient extraordinaires. II versifioicavec une telle facilité , qu’il réci-tent soudain , 8c en assez bons vers,ce qu’on lui disoit en prose. On l’avu traduire du flamand , en versgrecs ou latins, les Gazettes, en fetenant debout fur un pied. Les lan-gues mortes , les langues vivantes,le grec , le latin, le françois, l’ita-lien , lui étoient aussi familiers quefa langue maternelle. II sçavoic parcœur Horace, Virgile, Homère, Aris-tophane,& plusieurs ouvrages de Ci-céron, Ae l'un ôc l'autre Phnes ; enrécitoit de longs passages , 8c in-diquoir le livre 6c le chapitre. Oncroit que la Gcorgarchoniomachia estde lui.
BERETIN .(Pierre) né à Cor-tone dans la Toscane en 1596,montra d’abord peu de talent pourla peinture; mais ses dispositionss’ótant développées tout-à-coup ,il étonna ceux de ses compagnonsqui s’étoient moqués de lui. Rome,Florence, le possédèrent successive-ment. Alexandre VII le créa che-valier de l’éperon d’or. L,e grand-duc FerdinandII lui donna aqssi plu-sieurs marques de son estime. Unjour ce prince admirant un Enfantqu’il avoir peint pleurant, il nefit que donner un coup de pein-ceau, 6c il parue rire; puis avecune autre touche, il le remit dansson premier état : Prince , lui ditBérètin , vous voye[ avec quelle faci-lité Us enfant pleurent 4 r rient, 1