B I A
une longue liste de ses Pièces dansle 1 " vol. du Dictionnaire des Théâ-tres. Agnès de ChaiUot , parodie «sé-nés* Castro , de /a Morte , est la plusconnue. La parodie est le genre oùil s'exerça le plus ; & pour fairecette petite guerre, il s’affocia sou-vent son confrère RomagnéJÌ. Do-minique , son pere , avoir jouicomme lui d'une grande célébrité.11 cachoit sous l’habic à'Arlequin ,l’esprit d'un philosophe. Lorsqueles comédiens François voulurent
empêcher les Italiens de parler fran-Çois , le Roi stt-venir devant lutBaron & Dominique , pour entendreles raisons de part 6c d'autre. Ba-ron parla le premier au nom descomédiens François -, Sc quand >>eut cessé de plaider, Dominique ditau roi : Sire, comment parlerai ?"Parle comme tu voudras , réponditle roi Il „> cn f auí pas davan -ta ie , reprit Dominijue -> j'ai gagnecause ! Depuis ce teins les co-médiens Italiens ont joué des piè-ces en françois.
BURD, (Pierre)célèbre scul-pteur, mort à Paris sa patrie entdop, âgé de ço ans. 11 avoir saitle voyage de Rome , pour s’ins-ttuire dans son art d’aprcs les grandsmodèles qu’offre cette ville fameuse;rl revint à Paris avec de n-hescon-noissances. Le chef d’oeuvre de cetartiste est la Statue équestre de HenriIV, qu'o n voit au bas-relief furla grande porte qui cil au milieude la façade de l'Hòtel - de-ville.La figure de ce grand roi est stbien placée , son visage est si res-semblant ôc si maiestueux, que, se-lon bien des ccmnoisseurs, c'cst lemeilleur portrait que nous ayonsdu Titus des François.
BIAS, natif de Priène , ville deCarie, l’un des Sept Sages de la Grè-ce , & suivant quelques anciens leplus Sage, storissoit vers Pan 6o8avant J. C. 11 commença à C c faire-
B I B
115
•onnoltre-par le rachat de quelquesfilles captives. Oniui attribue plu-sieurs bons - mots. Quelqu’un luiayant demandé , ce qu’il y avoirde plus difficile à faire ? il dit quec’étuit de supporter un revers de fortu-ne... S'ctant trouve au milieu d'unetempête furieuse, il entendit desimpies qui prioient les Dieux : Toi.Jci-vous , leur dît-il, de peur qui/sne s'appcrço'tvtnt que vous êtes fur cevaisseau.,. 11 avoit coutume de dire,qu7ï aimait mieux être pris puur ar-bitre par ses ennemis que pat ses amis ;parcc que , dans le premier cas , il fesaison un ami\ & dans le seconds unennemi. II difoit ausii : Puisquele mon -de ejl plein de méchanceté , il faut ai -mer les hommes comme ji on devoitles haïr un jour ... Vespérance, disoit-il encore , c/l un pavot qui endort nospeines \ mais l*amour du gain Us ré-veille... On rapporte que, durant leliège de fa patrie, il répondit à quel-qu’un qui lui demandoit, pourquoiil ctoic le seul qui fe retiroit de laville lans rien emporter ? - Je portetout avec moi. Voici de quelle fa-çon Diog'ene Laë/ce raconte fa mort.11 étoit fort avancé en âge , &plaidoit une cause ; s’étant tu pourfe reposer, il appuya fa tête surson petit-fils; & rendit l’ame danscette attitude. Ses concitoyens luiconsacrèrent un temple.... Voye\MEr.AMTUS.
I. BÍB1ENA., (Bernard de Tarlat*rì , plus connu fous le nom de )étoit, à ce que disent quelques au-teurs , de la famille de Tarlatn ,originaire d’Arezzo & établie à Bi-biena ; mais il paroit par les lettresde Léon X, qu’il étoit né dans l’obs-curité , & qu’il ne dut son éléva-tion qu'à son mérite. 11 entra com-me domestique dans la maison deLaurent des Médicìs , qui lui confiala conduite du cardinal Jean de Mé-dicit t son fils. L’élève, devenu pa-pe fous le nom de Léon X t fit son
H ij