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avec Btlhsoret , Lyon [616,7 vol.in-16. On a encore de lui : H foi-res prodigieuses extraites de diffevensAuteurs , Paris 1598 , 6 vol. M-l6.Ces livres nc font pas communs.
BOATE, ( Richard ) inedecin &botaniite cTIrlande, pubtiaen i6çí>VHifioire naturelle de ce royaume ,traduite de l'anglois en françois, IIparoit par son ouvrage , qu il avoirautant étudié la nature que les li-vres. Il parle de son pays & deshabitant cn panégyriste.
BOBAD 1 LLA, T. Bo /adilla.
BOCACE, ( Jean) naquit à Cer-raldo en Toscane, fan 1313 , d'unpaysan, qui le mit chez un mar-chand Florentin. Le jeune-homme,peu propre au négoce, passa à l’étu.de du droit, & de celle-ci à la poé-sie, poar laq* il avoit un goût par-ticulier. Pétrarque fut son maître ,& le disciple eut souvent besoin derecourir a sa générosité. La répu-blique de Florence lui donna le droitde bourgeoisie , & le députa versPétrarque, pour l’engager à venir àFlorence. Pétrarque , instruit desfactions qui divisoienc cette ville ,persuada à Bocacc de la qui 1 ter. IIse mit alors à parcourir l’Italie ,s’arrêta a la cour de Naples , y futbien accueilli du roi Robert , & de-vint amoureux d’une bâtarde dece prince. II se rendit de-là en Si-cile, où la reine Jeanne le goûtabeaucoup. Bocacc , de retour de sescourses , alla s’enfermer à Certal-do, & mourut le 21 Décemb. 1375à62 ans, d’un excès de travail.ilaimoit la liberté & les plaisirs ; maisquoique très-porté à l'amour, ilne voulut jamais se marier. 11 laissaun fils naturel. Cet écrivain íut undes premiers qui donnèrent à lalangue Italienne les grâces,la dou-ceur & l’clégance qui la distin-guent de tontes les antres languesvivantes. Sa prose est le modèleque lê proposent les auteurs de
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son pays. Ses vers valent beaucoupmoins. Bocacc ne put jamais égalerles poésies de Pétrarque ; & celui-ci à son tour ne put égaler sa prose,l’italienne du moins : car pour la la-tine, il l’a surpassée. On a beau-coup d ouvrages de Bocacc, I. LaGénéalogie des Dieux : mythologiepleine d’érudition St de tantes, 8tdans laquelle Bocacc cite beaucoupde livres que nous n’avons plus.L'édition la plus rare de ce livreest celle de Venise, 1472 , in-toi.II. Un Traité des fleuves , des Mon-tagnes & des Lacs , Venise 1475 »in-fo!. III. Un Abrégé de l’UiJloirede Rome , en latin , jusqu'á l’an 724de sa fondation ; in 8". Niceron sem-ble douter que cet ouvrage, d’ail-leurs médioerg , soit de Bocacc. I V.Le Phìlocopc. V. La Fiammcttc.Vl.Le Labyrinthe d'Amour. VII. Opéragiocundîjjïma ciocVUrbano.Y III. LaThcséìde. Les plus anciennes édi-tions de ces romans sont les plusrecherchées, uniquement pour leurancienneté ; celles qui ont été don-nées dans le xvi" siécle , sont aussiamples. IX. La Vie du Dante , enitalien , Rome 1344, in-8". réim-primée à Florence en 1 376 ,in-8'.X. De Claris hominibus , Ulm 1473 ,in folio. XI. Son Dêcaméron. C’estun recueil de cent Nouvelles ga-lantes , pleines d'aventures Std’i-mages trop libres; & moins esti-mées pour les charmes du récit,que pour l’ex ictitude & la puretédu langage. ( Voye^ BORGHINI. )Ces Contes ont été traduits en fran-çois & imprimes à Amsterdam en1697 , en 2 vol. in-8". avec lesfigures de Romain de Ifoogue. LaFontaine en a imité plusieurs , &leur a prêté beaucoup de grâces.
L'édition de Florence des Juntes ,1537, in-8", de grandeur iu-4",est excessivement chere. On faitcas de sédition de Londreí 1727,in-4°. en 2 vol, in-iz;& de celle