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Tome II.
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Naurcile de l’ìste de Corse. Ce sçS-vant naturaliste mour. dans un mo-nastère près de Palerme, le 21 Dé-cembre 1704, à 71 ans. Ses livresimprimés font : I. Des Observationsnaturelles , traduites en trançois ,Amsterdam 1674, in-12. ll. Aí "/ e ‘ >di Fiscs , Venise 1697 , in-4°. hg.III. Icônes Flantarum , Oxford 1674,in-4% stg. IV. Mu/eo di Fiante, Ve-nise 1697, tn- 4 "- .

BOCCORIS, rot d Egypte. 7 >o-gue-Pompte & Tacite racontent quece prince ayant consulté l’oracled ’Hammon sur la ladrerie qui infec-toic l’Egypte , il chassa par l’avisde cet oracle les Juifs de son pays,comme une multitude inutile Stodieuse à la Divinité. Moise dé-truit cette fable. Il nous apprend,d’uue maniéré certaine , pourquoi& comment les Juifs sortirent del'Egypte. Ce que l’on peut inférerdes témoignages des historiens pro-fanes , c'est que Beccoris est le Pha-raon dont il est parlé dans le Pen-tateuque.

. BOCH ou Bochius (Jean ) na-quit à Bruxelles en 1555, & se dis-tingua de bonne heure par ses Pué*ses imprimées a Cologne en 1615.II parcourut l'Italie, la Pologne íìcla Rusiie. En allant à Moscow , Heut les pieds gelés de froid, &ondclibéroit li on lui feroit l’amputa-tion. Le quartier des Livoniens oùdemeuroit Boch , ayant été surpris,la peur lui rendit ses pieds. 11 mou-rut en 1609. On a de lui des ouvr.en prose & en vers. Ces derniersl’ont fait-appelier, par ValéreAndré , le VIRGihi Belgique ; mats Va-Ure ne ménageait pas toujours seséloges. 11 faut avouer pourtant queBoch etoit un des bons poètes deson siécle.

BOCHARD, (Samuel) mi-nistre Protestant, naquit a Rouenl'au 1599 , d une famille distinguée.U iìt-pâroitte beaucoup de dupo-

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strions p r les langues. 11 apprit aveíune égale facilité l'hébreu, le syria-que, le chaldéen, l’arabe , l'éthio-pien , Lee. Christine , reine de Suè-de , qui smhaitoit de le voir , l'en-gagea en 1652 à faire le voyagede Stockholm : Bochard y reçuttous les témoigna . d’esiime quemeritoit son érud De retourà Caen, dont il étoit ministre, ily mourut subitement, en disputantcontre Hhet dans l’académie de cet.te ville le 16 Mai 1667, à l’àgede 68 ans , avec la réputation d'unsçavant consommé dans toutes lesclasses d’érudicion. Le genre de famort donna lieu à M. de Bricuxde dire dans son Epitapìte:

Musarum ingremio teneris qui vixitab annis ,

Musarum in gremio debnit iíle mori .

Ses principaux ouvrages font : I.son Pha/eg & son Chanaan : livre danSlequel il jette de grandes lumièressurin géographiesacrce ; Niais pleind'étyir.ologies chimériques & d’o-rigines imaginaires. O11 en a uneédition in-4 0 , à Francfort, en 1694.II. Son Hieroqoïcon , ou Histoire desAnimaux de l’Ecriture ; c’est unecollection de tout ce que les fça-vans pnuvoient dire fur cette ma-tière. III. Un Traité des Minéraux »des Plantes , des Pierreries dont la Bi-ble fait mention. On y trouve le mê-me fonds d'érudirion que dans lesprécédens. IV. Un Traité du Para-dis Terrtstrc , &c. Ces deux der-niers écrits font perdus , à quel-ques fragmens près, dont on a en-richi sédition de ses (£uvres. Ona encore de ce sçavant une Dis'Jcrtatiun , à la tête de la traductionde Y Enéide de Ségrais , dans laquel-le il soutient qu Ence ne vint Da-mais en Italie. Les ouvrages de Bu’chard ont été réimprimes à Leydeen t 712 , en 3 vol. in-folio. Sa V't*a été donnes par Mutin, ministreà Caen.

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