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moyant, 8c très- larmoyant. VU.
La »" Pìéce sans titre , en 3 actesen vers. U y a quelques scènesagréables, de l’efprit, du bon co-mique ; mais le plan eh est bizarre -,
& le style négligé, 8cc. &c. Leprincipal mérite de Boijjy etoit demettre au théâtre les ridicules nou-veaux ; ses pièces sont la Gazettedes modes. Parmi un trop grandnombre de portraits , ou y en trou-ve quelques-uns bien frappes ; ily a quelques traits singuliers,quel-ques vers ingénieux 8c bien tour-nés ; mais il péchoit souvent par>e plan 8c par l’intrigue. Son es-prit etoit plus epigrammatique quecomique. On a encore de lui troispetits Romans satyriques 8c obscè-nes , qui ne méritent pas d’ctre ti-rés de l’oubli. Le Mercure de francslut affez recherché dans lé temstju'il en eut la direction : il le mitdans un ordre nouveau ; kc, quot-que porté naturellement à la saty-re , il loua tout fans distinction.
Ì.BOIVIN, (François de)ba-ron de Villars, fut secrétaire dumaréchal de Briffac , 8c l'accom-Pagna dans le Piémont fous Hen-ri II. Nous avons de lui Y Histoiredes (u'rres de Piémont , depuis 15 ;0jojçu’en 1561 ; Paris 2 vol. in-8".
et historien n'est ni poli, ni exact ;t Voye^ CtiAttRi ) mais il est bon àconsulter fur les exploits dont il aete témoin. Boivin mourut en 16t8fort âgé. Son Histoire continuée mitCl. Malingre , parut en 1630. '
11 . BOIVIN , (Jean) professeuren Grec au collège royal, naquità Montreuil - l'Argilé. Son ktereaîné Payant appcllé à Paris le ca-det fit bientôt de grands progrèsdans la littérature, dansleslangues& fur-tout dans la connaissance dëla langue Grecque. 11 mourut le 19Octobre 1716 - á 64 ans , membrede Pacadémie Françoise, de celle de sbelles-lcuves, & garde delabiblio-
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thèque du roi. II profita de ce tré-sor littéraire , 8c y puisa des con-noistances fore étendues. II avoirtoutes les qualités qu’on defire dansun fçavant, des mœurs douces, Lcune simplicité qu’on aime dans lesgens d'esprit encore plus que dansles autres, mais qu 1 ils ne possèdentpas toujours. On a de, lui : I. L ’A-pologic d'Homère ÔC le Boucher d A-chute , in-12. II. La Traduction dela Batrachomyomachìc A*Homère ^ oule Combat des Rats & des Grenouil-les , en vers si-ançois , fous son nomlatinise en Biberìmero. 111 . L’Œdipede Sophocle , íc les Oiseaux A'Aristo-phane > traduits en françois , in-11.IV. Des Poistts Grecques, dont on.a admiré d’aurant plus la délicates-se , ’a douceur 8c les grâce-, qu'ellesfont butes par un François. V.-L’é-dit des Mathemaiìcì Vete-es , 1695 ,in-fo). VI. Une Vie latin e de ClaudelePclctier, in 4”, ccrite d’un styleun peu peu trop enflé. VII. Unetraduction de Y Histoire Byzantine deA Uctphore Grcgoras , exacte, élégan-te, ôc erichie d’une préface curieu-se & de notes pleines d’étudition...
Lo‘is Boivin, son frété , doncnous parlons au commencement del'article, etoit mort en 1724, à75 ans. On de lui divers Mémoi-res dans ceux de Pacadémie deslnf-crip ions , dont il étoit membre. 11étoit d’un caractère tout différentde celui de son cadet. 11 fe peintlui même comme un homme d’unehumeur sauvage, franc jufqu’à larusticité , fier jusqu’à l’indcpendan-ce, flottant & incertain , ambition-nant de tout sçavoir , 8c donnantun nom honorable à tous ses dé-fauts.
B 012 , A R D, (Jean) conseilleren la cour des monnoieS de Paris ,fut chargé en 1663 Sc cn 1664 dejuger des monnoies. 11 composa unbon Traité sur cette matière , en 2vol, tau, donc b, réimpression a
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