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II. BOLOGNE , ( St-Martinie) Voye\ Primatice.
BOLOGNËSE, (Le) V oy .Grimalui , 6- Jean n° ucxvn.
BOL SE C, ( Jcrôme-Hermès )médecin a Lyon , étoit né à Paris.Calvin lui inspira ses erreurs , 5 c ille suivit à Genève -, mais s’ctantbrouillé avec lui, il rentra dans 1*sein de l'Eglise. Nous avons de luiles Viesdt Calvin , Paris 1577,8cde Beys , Paris 15Sa ; l’une Si l’au-tre in-8°. Les Protestans l’ont accuséde partialité 8c de passion. Boiséeprenoit les titres de théologien 8cde médecin -, il n'étoit ni l'un nil’autre dans un degré supérieur. 11vivoit encore en 1580.
BOLSWERD, ( Scheldt ) natifdes Pays Bas , a beaucoup gravéau burin , d'après les ouvrages deRubeni , Van-Dyck Lc Jordans , 8c aParfaitement imité le goût de cesgrands-maitres. Adam 8c B vice Bolj *Wtr d, excellens graveurs du même“om , n'ont pourtant pas égaléBcheldt,
BOLYNGBROCKE , ( Pasvletde St Jean, vicomte de) secrétaired état sous la reine Anne , eut beau-coup départ aux affaires Seaux ré-volutions arrivées dans les deroié-*es annees du règne de cette prin-cesse. 11 fut envoyé à Paris pourconsommer u négociation de lapa,X / 5 , ntre 'Angleterre 8c la Fran-ce. C etoit un homme instruit 8céloquent. Ses talens sorent autantapplaudis en France q u - en Angle-terre : lorsqu’il vint à l’Opéra.toutle monde se let-upour lui faire hon-neur. Après la mort de l a reineAs NE , Bolyngbrocke poursuivi parles ennemis de l'ancien ministère( V0y. George 11 . ) fe retira de lacour, partageant son tems entre1 étude 8c les plailìrs. Cependantcomme il craignoit de succomberaux persécutions de ses ennemis,qui l'avocent fait-oxelure du parle-
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ment, il passa en France , où il fechoisit une habitation charmanteà une lieue d’Orléans. II se rema-ria avec Mad*. de Villettc, niecedeMad'. de Maintenun. Enfin il repassaen Angleterre, 8c fut bien accueilli.Son caractère étoit emporté ; maisfa conversation étoit intéressante8c assaisonnée de bons-nvots. 11 mou-rut fans enfans , à Bcttersea patri-moine de ses ancêtres, le 15 No-vembre 1751 , âgé de 79 ans. Ona de lui un grand nombre d’Ou-vrages de politique , des Mémoires ,des Lettres , 8tc. On y admire faprofonde connoissanCe de l’histoi-re , ses idées vasijes , son éloquen-ce mâle 8c réppblicaine ; mais onlui reproche de l’oblcurité ,du ver-biage , 8c des pensées mal rendues.La passion l’entraìne quelquefoistrop loin , comme quand il dit dansses Lettres fur J’Hiíloire , que legouvernement de son pays est composéd’un Roi sans éeiat , de Nobles fansindépendance , 6- de Communes fansliberté. M. Mallet donna , en 1754,une édition magnifique des ses dif-férons Ouvrages , en ; vol. tn-4?,8c en 9 vol. in-8". Ses Lettres , rvol. in-8". 8c ses Mémoires isl-8",ont été traduits en françois. O11a publié sous son nom un Examenimportant de la Religion Chrétienne ,in-8". écrit violent contre le Chris-tianisme. Quoique mylord Bolyng-broche fût incrédule , c’est à-torrqu’on a voulu déshonorer fa mé-moire en lui attribuant un pareillivre. Dans les ouvrages qui sontréellement de lui , ij parle de l’E-vangile comme du système de reli-gion naturelle le plus stmplc , le plusclair , lc plus parfait ; comme de ladaéirine la plus propre à éteindre lesprincipes d'avarice , d'ambition , d'in-jttsticc & de violence. S’il a (bailleursavancé des choses contraires auChristianisme , son nom doit peuen imposer. Le lord ChcstcrjUld la-