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Tome II.
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BON

îe 17 Octobre 1674 , dans fa 65*année. II joiguoic à une profondeérudition , & à une connoissancevaste de rantiquité sacrée 8c ecclé-siastique, une piété tendre & celai -tée. L'éclat de la pourpre ne l'em-pêcha pas de cultiver les lettres.On a de lui plusieurs écrits, recueil-lis à Turin, 1747 -- 1753 , en 4vol. in-fol. Les principaux sont •.I. De rebut Liturgicis , plein de re-cherches curieuses & intéressantesfor les rires , les prières & les cé-

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nies de la Messe* IL Manu*

■t 10 ai cal,.m , traduit en françoìsLambert, lll. Horologium asce-C'tum. IV. De prìneìpiìs vitx. Christianct , traduit en françois par lePrésident Cousin &par l’abbéGnijíf.^ - P salltntis BccUstx. harmonia. VI.^e sacra Psalmodia , traire qui ren-ferme tout ce qui concerne l'ofncedivin -, & plusieurs autres bons ou-vrages de piété, qui vono égale-ment à l’esprit 8c au cœur. Le car-énai Bon., étoir en commerce deEdkres avec la plupart des sçavans^l’Europe . iur-tout avec ceux_ France... AmclotAo. íí (ill j} atePrétend qu'il pouvait bien ctre del a Maison de Iìoenrf, originaire duDauphine; qu'il fit part de fa pro-motion , comme parent, à MM.le d ( " c ->e Lesiiguiértt 5 c le comtede Saulx so n Bis, par une lettrede Compliment cachetée aux armesde Bonne. Le duc y répondit d’au-tanf plus obligeamment , qu’il re-gardoit ce nouveau cardinal', com-me un sujet universellement esti-mé 8c digne de parvenir au pontifi-cat. II le prioit à la fin de sa let-tre, de vouloir bien ajouter á l’hon-neur qu’il lui avoir sait de le pré-venir > la grâce de lui envoyer sonportrait, pour le placer , difoii-ii ,avec celui de As. le Connétable , notrecommun parent*

BONAC, ( Jean-Louis d’UssoN ,■marquis de ) d’une ancienne famille

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du pays de Donnezan , sot d'u-bord capitaine de Dragons. LouisXIV lui ayant connu beaucoup dctalent pour les négociations, lenomma en 1701 son envoyé extra-ordinaire auprès dc Charles XIJ roidc Suède, 8c ensuite auprès dc Stn-niflas roi de Pologne. De retour cnFrance l’an 1710 , il fut envoyé en1711 en Espagne, pour engagerPhilippe V à entrer dans la négo-ciation de la paix entamée alorsavec l’Anglec". II réussit dans cettecommission , difficile,par le mécon-tentement que l’Efpagne avoit desconfércces de Gertruidemberg. Nom-mé en 1716 ambassadeur à Con-stantinople , il y jouit pendant 9ans de la plus grande considération.Ce fut lui qui détermina le Grand-Seigneur à envoyer une ambassadesolemnelle au Roi de France , 8cce fut la i'* que nos Rois eussentreçue des Empereurs Ottomans.Cette ambassade fut le sojet d'unemédaille frappée en 1-/X2. Le sé-jour du marquis de Bonac à laPorte , fut marqué par un autreévénement. Le Grand-Seigneur 8cle Czar de Moscovie le choisirentpour ministre médiateur , à l’occa-lìon des troubles de Perse, 8c del’invasion que Pierre le Grand avoitfaite dans quelques provinces decet empire. II termina ce différendà la satisfaction des deux partis, quile comblèrent de marques d'hon-ncur. Le Czar lui donna le collierde son ordre de S. André. Le mar-quis de Bonac , nommé ensuiteambassadeur en Suisse, n’y demeu-ra que peu de teins à cause de famauvaise santé. 11 mourut ^'apo-plexie á Paris en 1738 , a 66 ans ,avec lc titre de conseiller-d’étatd'épce. II joignoit aux connoissan-ces du négociateur les lumières del'bornrne-de- lettres, & beaucoupd'esprit naturel à toutes les vertus«lu citoyen.

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