Band 
Tome II.
Seite
265
JPEG-Download
 

BRI

a 66 ans. Co jurisconsulte cultiva6 abord la littérature. On vit ccloretie sa plume les Portraits sérieux ,palans & critiques ; le Thcophrclfic ino-dçrne ; mauvaises imitations d unlivre excellent, 8c qui ne furent">cn reçues , que parce qu’on ai-*no.t alors les ouvrages écrits dansle goût de la Bruyère. Son DiSion-des Arrêts , ou la JurisprudenceUniverselle ies .Parleacns de f rance ,enû vol. in-fol. t7i7,cstbeaucoupplus estimable. Cette compilation ,sue M. P r ft de /loyer mettoit dansUn meilleur ordre , St dont il avoituuja publié 4 vol. >n-4° avant faí® 0 ”. n’a pu être faite que par un"Omine fort laborieux & fort sça-^ut. Brilhn ne se Ct pas moinsu’honneur dans le barreau du grand-c ° n feil, où il plaida avec succès.BstlNVILLIERS, ( MargueriteAubrai, épouse de N... Gobelin ,Ularquis de ) étoit fille de d’Aubrai,‘eutenant-civil de Paris. Marioe)«une en isi; t, St tres-répanduedans le monde , elle, eut des adora-tSurs , 8c ne parut ’d’abord aimerSueson époux. Mais le marquis de'lliers, qui étoit mestre-de-Cam P dû régiment de Normandie ,a -L a ut introduit dans fa maison un?, jer Gascon d’origine , nommé“din de Ste-Croix, la marquise°eçut pour lui la plus violentePaillon.Son pere , le lieutenant-ci-‘û fit-enfermer cet aventurier àa Bastiu e , où il demeura près d’unn -11 sortit de prison, & continua^°tt secrettement sa maîtresse ,c e ci changea de maniéré de vi-ilY a u-dehors, sans réformer ses1 Posiuons intérieures. Elle fré-nKr' 0 ' 1 ' es hôpitaux, & donnoitPubliquement dans plusieurs autresjJ®ttques extérieures de piété, quite ï*l u “ ent 1* réputation dedévo-ains r? 1 ** 5 S u ’elle croyoit trompert)j t ■ leu & les hommes, elle mé-lt avec son amant des projets

BRI 2(1^

de vengeance. Pendant le séjourque Sainte-Croix avoit fait a la des-tine , il avoit appris d’un Italien ,nommé Exili , l'art funeste décom-poser des poisons. Le pere de lamarquise Sc ses freres forent empoi-sonnés en 1670. On ignora fauteurde ces crimes ; la mort de Stc-Croixles découvrit. En travaillant un jourà un poison violent & prompt, illaissa tomber un masque de verredont il se servoit pour se garantirdu venin,& mourut sur-le-champ.Tous ses effets ayant d’abord étémis sous le scellé ( car il n’avoìtpoint de parensà Paris, ni person-ne qui prétendit à sa succession), lamarquise de Brìnvi'.lìers eut l’impru-dence de réclamer une cassette , Sctémoigna beaucoup d’empre ssementà la r'a voir. La justice en ordonnal’ouverture, 8c on trouva qu’elleétoit pleine de petits paquets de poi-son étiquetes , avec l’effet qu’ilsdévoient produire. Dès que Mad“de Brinvil/icrs eut avis de ce quise passoit, elle se sauva en Angle-terre , Sc de là dans le pays deLiège. Elle y fut arrêtée Sc condui-te à Paris, où elle for brûlée le 17’Juillet 1676 , après avoir eu la têtetranchée; convaincue d’avoir em-poisonné son pere, ses deux freres& fa sœur. On prétend qu’elle mou-rut avec plus de courage qu’on nedevoir en attendre d une femmesi perverse. Étant entrée dans lachambre où l’on devoir lui don-ner la question, elle di t en voyanttrois seaux d’eau : C’ejl assurémentpour me noyer ; car de la taille dontje suis , on ne prétend pas que jc boi-ve tout cela. Elle écouta Ion arrêtdès le matin fans frayeur Sc fans for-bleffe. Mais lorsqu'elle fut dans letombereau, elle vouloir que le bour-reau.fe mit devant elle,pour ne pasvoir l’exempt qui l avoir prise, &qui étoit à cheval devant la voitu-re, Son confesseur lui reprochant ce