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Tome II.
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duisit en France Elisabeth leur sœur,destinée à Chartes IX . Ce sçavantmourut en Normandie l’an > 592 a70 ans , comme il retourne»! deParis , où l'empereur l’avoit laifleen qualité de ministre. Sa mémoirefut long-tems chere aux gens de -lettres, dont il étoit le protecteur,& aux bons citoyens dont il étoitl’exemple. JBusbec recueillit .dans leLevant diverses Inscriptions , qu’ilfit-paffer à Scaliger , a LipJ'e & áGruter. C’est à lui qu’on est redeva-ble du Monumenium Ancyranum.mat-bre trouvé á Ancyre , & précieuxaux sçavans. Cent manuscrits Grecsqu’il ramassa dans ses voyages, en-richirent la bibliothèque de s em-pereur , & en font encore aujour-d’hui un des plus beaux ornemens.Ses Lettres fur son ambassade deTurquie, en IV livres, traduites enfrançois par l’abbé de Foy , 3 vol.in-12, doivent être méditées parles négociateurs : elles sont un mo-dèle de bon style pour les ambas-sadeurs qui rendent compte à leursmaîtres de ce qui sc passe dans lescours où ils résident. Celles qu’ilécrivit à 1 empereur Rodolphe , lors-qu'il étoit en France,font un tableauintéressant du règne d'Henri 111. IIdit beaucoup en peu de mots , nelaissant échaper ni les grands mou-vemens , ni les petites intrigues ,mais s'attachant sor-tout aux faitsagréables ou singuliers. 11 raconteles choses avec une telle naïveté .qo’elles semblent se passer fous lesyeux du lecteur. On peut cepen-dant lui reprocher que , lorfqu’il estquestion de nos malheurs , il enparle d une maniéré trop dégagée.

Son Confilìum de re militari con-tra Tureas injìitucnda, & son Voya-ge de Conslantinople Lr d’Amasic ,peuvent guider ceux qui sont char-gés de négociations à la Porte. Onles a réunis avec ses Lettres dans

sédition de ses Ouvrages donnée

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par El%ivìr , Leyde 1633 , 8c Ant*sterdam 1660 in-24. .

BUSCHETTO da Dulichio ,architecte du xi* siécle , natif delisse de Dulichio, bâtit l’églite ca-thédrale de Pise, qui passe encorepour une des plus belles d Italie-Bufchctto étoit un grand machiniste iil faifoit-mouvoir de très-grandsfardeaux avec très peu de forces-On mit fur son tombeau: » QuediX» filles levoient par son moyen des» poids , que mille bœufs accou-» plés n’auroiët pu remuer,& qu’ud» vaisseau de charge n’autoit pu» porter en pleine mer. „

Quod vix mille boum pojfent jttg*cuncla movere ,

Et quod vix potuit per mare ferre ratt><

Bufchetti nisst, quod erat , mirabik

Dzna puellarum turba levavit onus.Quoique Buscbettu vécût dans le sic*cle de l’ignorance Sc de l’hyperbo*le, il méritoit en partie cet éloge.

BUSCHIUS, (Herman) né en1468 â Sassembourg , parcouruel’Allemagne en enseignant avec suc-cès les humanités, & se fit des en-vieux parmi ses confrères. 11 se ma-ria à Marpourg en 1527. Pendantqu’il demeuroit dans cette ville , ifpassa un jour assez mal vêtu dasl*une place remplie de monde, Sc pej'sonne ne le salua. II rentre chez lu*»prend un habit très-propre, Sc eh -cun tira son chapeau avec respeâ-De retour dans la maison , il A»son habit, le foula aux pieds avecindignation , en disant : Faut-il q"*

ce soie à toi , tS* non à rites qualrt espersonnelles , que je doive les civilitéqu’on me rend } . . Buschius sen tal,tvenir la vieillesse, se retira á D u *'men , où il avoir quelque bien , & fmourut en 1534, à 66 ans. On *de lui des Commentaires d'AuteU 1 '*classiques, & plusieurs vol. > n "*de Poésies latines.

BUSÈE, ( Jean ) Jésuite degue, mourut à Mayence le 3 0