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dre ? — Non , répondit lc philo-sophe , 3 c compte le recevoir bientôtà Babylone. Le héros étant morttrois mois après dans cette ville ,on crut que lebrachmane avoir étéprophète , & cela n’ajouta pas peuau merveilleux de son histoire.
CALAS, (Jean) négociant deToulouse , de la religion préten-due-réformée , fut acculé d’avoirétranglé , le 13 Octobre 1761 ,Marc - Antoine son fils , en hainede la religion Catholique , qu’ilvouloir ( disoit-on ) embrasser, ouqu’il professoit secrettement. Cejeune-homme, d’un esprit sombre,inquietoc violent, s’étoit vraisem-blablement détruit lui-mime; ce-pendant la populace n’accusa pasmoins le pere d'être coupable dela mort de ce suicide. 11 sut arrêté,condamné sur des présomptions dela plus grande force , mais fans ladéposition d’aucuns témoins ocu-laires d u crime, appliqué à la ques-tion ordinaire & extraordinaire,enfin rompu vif le 9 Mars 1761.II parut au public qu’il y avoir del’inconsequence à juger un vieil-lard , âgé de 63 ans , comme seulcoupable du meurtre de son fils,âgé de 29 ans, sans la participa-tion d’aucun de ceux qui étoientalors dans la maison. Cependant' Jean-Pierre Calas, frété puîné A’An-toine. ne fut condamné qu’au ban-nissement ; & la femme de Jean Ca-las, fa servante, & le fils o’un avo-cat de Toulouse, nommé Lavaiffe,qui assûroienr n’avoir pas quittél'accusé , furent mis hors de cour.Calas soutint les douleurs de sonsupplice avec une résignation hé-roïque. II ne s’emporta point con-tre ses juges , & ne leur imputapoint fa mort. « Il faut ( dît - il )» qu’ils aient été trompés par de faux» témoins. Je meurs irn cet. t ; Jesos-» Christ, qili était /’innocence même ,n a bien voulu mourir par un supplice
C A t *
» plus cruel encore. " La veuveles enfans de cet infortuné vieiH arfe rendirent aux pieds dupour faire-revoir son procèsconseil du roi. Cinquante maîtresdes-requêtès , assembles pour ct'grande affaire , déclarèrent Calé’fa famille innocens. Ce sot I e 9Mars 1765 que fut rendu cet arrmémorable. Connue le conseil >lieu de décider s’il y avoir henrevoir le procès , & dans ce c3 . s ’le renvoyer á un parlement, I e Igea quant au fond , l’arrct ne Pavoir d’cxécution dans le ressortparlem.de Toulouse.On soupÇ 013 "même ( ce qui n’ctoit guére p r ° ^ble) que cet arrêt n'avoit été te °^ tque pour calmer les murmuresquelq' Protestant, faussement p e ,fusdés que Calas avoir étéà ia haine qu’on portoit à leur t^,ligion. Quoi qu’il en soit, I e ^répara par ses libéralités les f’
heurs arrivés aux Calas , si ce P £ „.
para
jour'
dant de tels malheurs sont repblés. On recherche encore au) 1
l’in-
d’hui lés Mémoires que M"Bcaumont, Loìfeau & Maric* te Pbliérent pour faire triomphernocence... Voye^ aussi le roM-de la continuation des Causes cC ‘bres , par M. de la Ville. •(,CALASIO, (Marinsde) Fra"^cain , professeur d’Hébreu à I 0au commencement du xvii‘‘ ,e tcomposa une excellente Cw> tor e „des mots hébreux de la B‘ , e ’ r l-4 grands volumes in-fob. 1 .' e j
més à Rome en 1611 , & enl
sor'
Londres 1747 , fous le mêm® j smat & avec le même nomn ^volumes. Cette édition , Pj u ? gu-inée que celle de Rome, a î tB ( 0 nànée par Guillaume Romain. h- 3 ,.de cet ouvrage, utile aux» 1 c efans , est pris dans la tancedu rabbin Nathan. .
CALCAGNINI, ( Oeho -turel d’un ecclésiastique 0-