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Tome II.
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venu dans fa patrie , il s’échappaune seconde fois. De retour enco-re , il partit une troisième, du con-sentement de son pere, qui cédaenfin à 1 impulsion de la nature.Callot passa de Rome à Florence,où il resta jusqu’àlamort dugrand-dtic Corne //, son Mécène & celuide tous les talons. A son retour àNancy, il se fit un sort heureuxauprès du duc de Lorraine, son ad-mirateur & son bienfaiteur. Sonnom s’étant répandu dans l’Euro-pe , Tintante , gouvernante dèsPays-Bas , lui íit-graver le siège deBreda. Louis XIII Tappella à Pa-ris , pour dessiner le siège de laRochelle 8c celui de l'isle de Rhè.Ce prince le pria ensuite de gra-ver la prise de Nancy , dont ilvenoit de se rendre maître. Je mecouperais y dit fil , plutôt-le pouce ytjue de rien faire contre f honneur demon Prince & de mon Pays. Le roi,charmé de ses sentimens, dît que leDuc de Lorraine étoie heureux d'avoirde tels sujets. Une forte pension ,qu'il lui offrit, ne put Tarracherà fa patrie ; il y mourut le 28Mars iójj , à 42 ans. On mît furson tombeau une épitaphe latine ,avec ces quatre vers françois :

« Knvain on feroit des volumes

" Sur les louanges de CaLlot.

» Pour moi, je n’en dirai qu’un mot;

» Son burin vaut mieux que nosplumes. -,

Quoique Callot fût d’une famillenoble , qui-dès Tan 1417 avoirpossédé les premières charges defa patrie , il ne crut point dérogeren se consacrant à la culture desarts. II s’y livra avec une ardeurqui servit beaucoup à multiplier sesproductions. Son oeuvre contientenviron seize cents picces. La plusgrande partie 8c la plus estimée deses ouvrages est á Teau-fortc. Per-sonne n’a possédé à un plus hautdegré , le talent de ramasser dans

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IM petit espace une infinité udfigures, Sc de représenter dans deuxou trois coups de burin , faction ,la démarche, le caractère particu-lier de chaque personnage. L a va-riété, la naïveté, la vérité , l’ e *'prit, la finesse , caractérisent s° nburin. Ses Foires , ses Supplices , se*Misères de la Guerre , ses Sièges ,ses Fies , fa grande 8c fa petite Paf-son , son Eventail , son Parterre ,ses Tentations de S. Antoine , ferontadmirées 8c recherchées tant qu ssy aura des artistes 3c des curieux :( Voy. II.Thomassin. ) La célèbreMad'. de Grasgny étoít arricre-pC"tite-niéce de cet artiste.

C A L L Y , ( Pierre ) du diocèsede Seès, fut professeur d’éloquence8c de philosophie à Caen. II mouruten 1709 , principal du collège de*Arts de cette ville. On a de lui un eédition de /'ouvrage de Bocce : D*Cons'olationc Philosophie , ad usantDelphini , avec un long commen-taire. II s’est fait encore plus con-noitre par un ouvrage moins utile,mais plus singulier , intitulé : Du-rand commenté ou L ’Accord de f* 1Philosophie avec la Théologie,touchantla Tranjsubsantiation , 1700 , in-1U v renouvelloit le sentiment ducélèbre Durand . Cet aut.'ur avoUprétendu que, si jamais /'Eglise dé-cidoit qu'il y avoir une transsub-stantiation dans le mystère de l’Eu-charistie , il falloir qu’il restât quel-que chose de ce qui étoít aupara*vant le pain , pour mettre de la dif-férence entre la création ou la pro-duction d’une chose qui n’é t0ltpoint, 8c l’annihilation ou la des-truction d’une chose réduitenéant. M. de Nesmond .alors évêqU*de Bayeux , s’é/eva contre ce Lentsment, 8c Cally se rétracta. , .

CALMET, (D. Augustin) » e *Mesnil la-Horgne en 1672 , Bune-dictin de S. Vannes en 16SS ,paraître de bonne-heure de g raI1